Combat de la Bataillère

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Combat de la Bataillère

Informations générales
Date 3 septembre 1795
Lieu Entre Poilley et Le Châtellier
Issue Victoire des Chouans
Belligérants
Républicains Chouans
Commandants
Commandant JoréAimé Picquet du Boisguy
Forces en présence
inconnues900 hommes[1]
Pertes
inconnues6 morts[1]
17 blessés[1]

Chouannerie

Coordonnées 48° 27′ 56″ nord, 1° 15′ 45″ ouest

Géolocalisation sur la carte : Ille-et-Vilaine

Combat de la Bataillère

Géolocalisation sur la carte : Bretagne

Combat de la Bataillère

Géolocalisation sur la carte : France

Combat de la Bataillère

Le combat de la Bataillère a lieu le , pendant la Chouannerie.

Prélude[modifier | modifier le code]

Les chouans, maîtres des campagnes, tentent d'imposer un blocus à la ville de Fougères qui bientôt, commence à manquer de vivres. Les Républicains décident de faire partir une colonne d'Avranches pour réquisitionner des grains au bourg du Ferré, puis de les escorter vers Fougères d'où une autre colonne venue de cette ville doit la rejoindre à mi-chemin[1].

Les Chouans sont informés de ce projet et leur chef Aimé Picquet du Boisguy décide de s'emparer du convoi. Il rassembea 900 hommes et se porte au village de La Bataillère, commune du Châtellier. Les Chouans se divisent en deux groupes, le premier commandés par Michel Larchers-Louvières se poste au nord du village, sur la route d'Avranches, le second mené par Boisguy s'embusque au sud, sur la route de Fougères[1].

Le combat[modifier | modifier le code]

Peu après une heure de l'après-midi, la colonne d'Avranches parait et tombe dans l'embuscade de Larchers-Louvières. Attaqués subitement, sur plusieurs points à la fois, et subissant des décharges à bout portant, les hommes de la colonne d'Avranches, au nombre de 400 selon les mémoires de Toussaint du Breil de Pontbriand, n'opposent presque aucune résistance et s'enfuient, abandonnant les quatre charrettes de vivres[1].

Mais peu de temps après cette attaque, la colonne de Fougères apparaît de l'autre côté de la route. Cette colonne, constituée de carabiniers, est forte selon Pontbriand de 350 soldats d'élite, commandée par le chef de bataillon Joré. Les chouans s'embusquent dans les fossés mais les Républicains découvrent l'embuscade et marchent baïonnette au canon sans ouvrir le feu[1].

Les carabiniers subissent une première décharge, qui leur tue plusieurs hommes, mais ne s'ébranlent pas et chargent les chouans au moment où ceux-ci rechargent leurs armes. Le corps à corps s'engage, au cours duquel 6 chouans et 11 carabiniers sont tués. Larchers-Louvières arrive en renfort avec ses hommes et contourne les républicains pour les attaquer sur leurs flancs. Face à cette menace et au nombre de ses adversaires, Joré ordonne la retraite, mais les carabiniers, attaqués de tous côtés, ne purent le faire en bon ordre et se débandent. Ils sont finalement secourus par une sortie de la garnison de Fougères qui protège leur retraite[1].

Les pertes[modifier | modifier le code]

Selon Pontbriand, le combat a fait six mort et dix-sept blessés chez les Chouans, et trente-trois chez les Républicains pendant l'affrontement, plus ceux tués dans la déroute[1].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Toussaint Du Breil de Pontbriand, Mémoire du colonel de Pontbriand sur les guerres de la Chouannerie, édition Plon, Paris, (réimpr. Y. Salmon, 1988), p. 196-199.
  • Christian Le Boutellier, La Révolution dans le Pays de Fougères, Société archéologique et historique de l'arrondissement de Fougères, , p. 451-452.
  • Marie-Paul du Breil de Pontbriand, Un chouan, le général du Boisguy, édition Honoré Champion, Paris, (réimpr. La Découvrance, 1994), p.169-173.

Références[modifier | modifier le code]

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