Claude Imbert (journaliste)

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Claude Imbert
Biographie
Naissance
Décès
(à 87 ans)
Paris
Nationalité
Activité
Autres informations
A travaillé pour
Distinctions

Claude Imbert est un éditorialiste français né le à Quins dans l'Aveyron[1] et mort le à Paris[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Son père travaillait dans l’administration des Finances, sa mère, à la Banque de France. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il est élève du Collège de Castres.

Maurice Roy avec V.Giscard d'Estaing et Claude Imbert au ministère des Finances

Carrière[modifier | modifier le code]

Après son baccalauréat au lycée Carnot à Paris, des études littéraires, notamment en khâgne au lycée Henri-IV à Paris, Claude Imbert commence en 1950 sa carrière de journaliste à l'Agence France-Presse pour le compte de laquelle il partira plusieurs années pour l'Afrique, notamment à Kinshasa (Congo Belge) où travaille aussi d'ailleurs Joseph-Désiré Mobutu, plus tard Sese Seko, alors journaliste à L'Avenir qu'il rencontre fréquemment. Il y rencontre également Patrice Lumumba que, selon Étienne Gernelle, il emploiera comme pigiste pour le compte de l'AFP.

En 1964, il rejoint la rédaction du journal L'Express de Jean-Jacques Servan-Schreiber, au moment où l'hebdomadaire va devenir, avec son savoir-faire, un news-magazine sur le modèle américain de Time ou de Newsweek. Il sera rédacteur en chef de ce magazine à partir de 1966.

En 1971, lors d'une crise qui entraîne des dissensions entre le patron du journal associé à Françoise Giroud, l'équipe de direction (Olivier Chevrillon) et l'équipe éditoriale qu'il anime, Claude Imbert quitte L'Express avec d'autres rédacteurs importants comme Georges Suffert, Jacques Duquesne, Pierre Billard, Robert Franc, Henri Trinchet, etc. Il entre comme rédacteur en chef à Paris Match.

Le Point[modifier | modifier le code]

L'année suivante, en 1972, avec les journalistes transfuges de l'Express et Olivier Chevrillon, comme PDG, il fonde le Point dont il est, pendant près de trente années le principal animateur, directeur de la rédaction puis le directeur général. À partir de 1976, il est aussi éditorialiste le samedi matin sur Europe 1, aux côtés de Jean Daniel puis de Serge July. Il cède en 2000, sa place au Point à Franz-Olivier Giesbert. Mais il continue de livrer un éditorial hebdomadaire à ce magazine.

Claude Imbert a écrit plusieurs livres dans lesquels il développe une philosophie très hellénique, parfois aussi pessimiste[note 1].

Claude Imbert participe pendant plusieurs années à un débat d'actualité hebdomadaire avec Jacques Julliard sur LCI.

Il est membre du club de dirigeants français Le Siècle et du gastronomique et fermé Club des Cent.

Il a été candidat malheureux au fauteuil de son ami et longtemps collaborateur Jean-François Revel à l'Académie française contre l'écrivain Max Gallo lors de l'élection du durant laquelle il n'a recueilli que 5 voix sur 28, contre 15 qui sont allées à son concurrent.

Débat sur l'islamophobie[modifier | modifier le code]

En 2003, au cours d'un des débats hebdomadaires avec Jacques Julliard sur LCI, Claude Imbert déclare « Il faut être honnête. Moi, je suis un peu islamophobe. Cela ne me gêne pas de le dire[3], » ce qui a déclenché des réactions négatives dans plusieurs organes de presse[4],[5].

Cependant, depuis cette date, des universitaires ont nuancé l'interprétation négative des termes « islamophobe » et « islamophobie » dont la presse s'était fait l'écho à l'époque. Dans une tribune publiée dans Le Monde en 2012, Nasser Suleiman Gabryel considère que le terme contient une portée communautariste qui aboutirait à une légitimation de l'islamo-centrisme[6]. Caroline Fourest rappelle que « ce sont bien les mollahs iraniens, à la fin des années 70, qui […] accusent les féministes qui se battaient contre le voile, d’être islamophobes[7]. »

Publications[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Dont Le Tombeau d'Aurélien, un roman épistolaire : à travers les seize siècles qui les séparent, les deux « amis » Aurélien et Antoine confrontent leurs idées sur la vie, l'amour, la mort, le pouvoir, l'Histoire, la religion chrétienne, l'immigration, le progrès et ses conséquences. Les deux hommes vivent chacun à un moment-clé de la religion chrétienne : l'un à ses débuts, envahissants à son goût et l'autre à son déclin. [Extrait de la présentation sur Babelio]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site de l'Aveyron
  2. « Claude Imbert est mort », sur lepoint.fr, .
  3. « Claude Imbert, islamophobe déclaré », sur acrimed.org
  4. « Claude Imbert «islamophobe». », Libération, .
  5. « Claude Imbert persiste et signe », Le Nouvel Observateur, .
  6. Usage politique du terme islamophobie, sur lemonde.fr, .
  7. Les féministes seraient islamophobes, sur rue89.nouvelobs.com, .

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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