Centre interdisciplinaire d’étude des religions et de la laïcité

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Fort d'une équipe de chercheurs reconnus, le Centre interdisciplinaire d’étude des religions et de la laïcité (CIERL) de l’Université libre de Bruxelles est agréé par le Fonds national de la recherche scientifique comme l'un des dix laboratoires de référence en Sciences humaines au sein de la Communauté française de Belgique.

Il poursuit depuis 2003 les activités de l’ex-Institut d’Etude des religions et de la laïcité, dirigé jusqu’à cette date par Hervé Hasquin. Il compte parmi ses chercheurs (par ordre alphabétique), Michèle Broze, Baudouin Decharneux, Alain Dierkens, Guillaume Dye, Jacques Marx, Anne Morelli et Jean-Philippe Schreiber, son actuel directeur. Par ailleurs, Benoît Beyer de Ryke, Lambros Couloubaritsis, Michel Graulich, Hervé Hasquin, Sabrina Inowlocki et Luc Nefontaine ont contribué, en leur temps, aux recherches du CIERL.

Il publie une revue scientifique internationale (Problèmes d’histoire des religions) et la collection Spiritualités et pensées libres aux Editions de l’Université de Bruxelles.

Historique[modifier | modifier le code]

Dès ses origines, l’Université libre de Bruxelles a été pionnière dans l’histoire scientifique des religions, avec la figure marquante du maçon Eugène Goblet d’Alviella (1846-1925) qui y enseigna cette discipline de 1884 à 1914. Titulaire de la chaire d’histoire des religions, l’une des premières au monde, après la Hollande en 1877, mais avant l’École pratique des hautes études de Paris, en 1886, l’auteur de La Migration des Symboles (1891) concevait l’histoire des religions comme une science critique et comparative, objective dans ses méthodes, libre exaministe dans son esprit.

Ces orientations furent celles-là même que choisirent d’imprimer en 1965 à leurs enseignements les fondateurs — Charles Delvoye, François Masai et Jean Préaux — de l’Institut d’histoire du christianisme, annexé à la Faculté de philosophie et lettres de l’Université libre de Bruxelles. L’Institut entendit d’emblée proposer à ses auditeurs une approche dégagée de tout apriorisme confessionnel, ce qui constitue aujourd’hui encore sa spécificité.

En 1985, sous l’impulsion du professeur Hervé Hasquin, l’ancien Institut a considérablement élargi le champ de ses préoccupations en se transformant en Institut d’étude des religions et de la laïcité et s’est donné pour objectif l’étude scientifique du phénomène religieux dans toutes ses dimensions et dans sa relation avec la pensée libre. L’Institut s’est en outre intéressé à l’histoire de la franc-maçonnerie universelle, à travers les activités d’une chaire d’enseignement spécifique nommée Chaire Théodore Verhaegen, en hommage au fondateur de l’Université libre de Bruxelles. Il est, en octobre 2003, devenu le Centre interdisciplinaire d’étude des religions et de la laïcité, qui a pour vocation de réunir l’ensemble des chercheurs qui, à l’Université libre de Bruxelles, s’intéressent aux sciences des religions et à la libre pensée. Il le fait dans une perspective pluridisciplinaire, rassemblant philologues, historiens, philosophes, historiens d’art, ethnologues…

Objectifs[modifier | modifier le code]

Le CIERL vise l’étude scientifique et non apologétique du phénomène religieux dans toutes ses dimensions — idéologique, conceptuelle, historique, sociale, politique — et dans sa relation avec les manifestations de la pensée libre. Il couvre l’étude des phénomènes religieux et les spiritualités, dans leurs expressions contemporaines tant qu’anciennes, intellectuelles tant que populaires — depuis les polythéismes antiques, les religions dites primitives, les grandes religions monothéistes et les dévotions populaires, jusqu’aux croyances du New Age. ll intègre, tout autant que le domaine des sciences des religions, les diverses formes de pensées libres et la franc-maçonnerie.

Lien externe[modifier | modifier le code]

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