Blériot 165

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Blériot 165

Rôle Avion de ligne
Constructeur Blériot
Équipage 2
Statut retiré du service
Premier vol
Client principal Air Union
Production 2
Dimensions
Longueur 14,85 m
Envergure 23,00 m
Hauteur 4,85 m
Aire alaire 119,10 m2
Masse et capacité d'emport
Max. à vide 2 919 t
Max. au décollage 5 600 t
Kérosène 510 l
Passagers 16
Motorisation
Moteurs 2 Gnome et Rhône 9Ab de 9 cylindres en étoile
Puissance unitaire 313 kW
(420 ch)
Performances
Vitesse maximale 185 km/h
Autonomie 525 km
Plafond 5 000 m
Charge alaire 45,8 kg/m2

Le Blériot 165 était un avion de ligne français des années 1920. C’était un biplan bimoteur, à la voilure en bois, et au fuselage de construction mixte, en bois et métal. Il effectua son premier vol le . Seuls deux exemplaires furent construits, et utilisés par la compagnie aérienne Air Union[1].

Conception[modifier | modifier le code]

Au sortir de la Première Guerre mondiale, Louis Blériot doit occuper le personnel de son usine de Suresnes, qui tourne à plein régime depuis 1915. Il lance alors son bureau d’études dans une multitude de directions. Trois ingénieurs se répartissent les projets. André Herbemont, qui a conçu les chasseurs SPAD, a été rejoint par l’Italien Filippo Zappata et l’Autrichien Léon Kirste, diplômé de Supaéro[2].

La paix revenue permet la multiplication des lignes commerciales, notamment la liaison Paris-Londres qui s’impose rapidement comme la ligne la plus fréquentée, et la plus rentable[3] car les deux capitales sont à un peu plus de 2 heures de vol[2]. La Compagnie des messageries aériennes financée par Louis Breguet se lance en 1919, suivie par la Compagnie des grands express aériens. Les deux fusionnent en janvier 1923 sous le nom d’Air Union[3].

Au début, les liaisons se font avec des bombardiers des surplus de guerre transformés en avions de transport : des Breguet XIV et des Farman F.60 Goliath (12 passagers). Fort logiquement, Louis Blériot anticipe qu’il faudra tôt ou tard remplacer ces avions dépassés. Léon Kirste conçoit le Blériot 115, qui effectue son premier vol le . Il est suivi par les Blériot 135 et 155, des quadrimoteurs qui ne rencontrent aucun succès. Léon Kirste reprend son projet et conçoit le Blériot 165. Il possède la même cabine que le Blériot 155, pour 16 passagers, mais il dispose de moteurs plus puissants : le Gnome et Rhône 9Ab de 420 ch. C’est une version construite sous licence du Bristol Jupiter britannique, qui est alors un véritable standard dans l’industrie aéronautique mondiale. L’appareil est un biplan typique de son époque. L’empennage vertical comporte un volet articulé sur le bord de fuite, qui permet de compenser le couple provoqué en cas de panne d’un moteur[2].

Engagements[modifier | modifier le code]

Air Union s’intéresse à l’appareil et passe commande de deux exemplaires. C’est peu, mais Blériot fait face à la sévère concurrence des autres constructeurs français, notamment Breguet et Lioré et Olivier[2].

Le Blériot 165 n°1 effectue son premier vol le 27 octobre 1926. Il est baptisé Léonard de Vinci. Il entre en service en novembre 1927 sur la ligne Paris-Londres. Comme les autres appareils d’Air Union, il est peint en jaune et rouge, avec l’inscription « Le Rayon d’Or » sur un côté du fuselage, et de l’autre côté son équivalent en anglais, « The Golden Ray »[3].

Le deuxième exemplaire est baptisé Octave Chanute. Il vole le , piloté par Lucien Bossoutrot, pilote de records. Pour uniformiser son parc de moteurs avec ses Lioré et Olivier LeO 213, Air Union demande l’installation de deux moteurs français Renault 12 de 450 ch. Le constructeur re-désigne l’avion ainsi modifié Blériot 175. Les moteurs Renault ne présentant pas d’avantage spectaculaire, ils sont remplacés par les mêmes Bristol Jupiter que sur le premier exemplaire, et l’appareil devient le Blériot 165 n°2[2].

Aucun autre appareil n’est construit, car Air Union considère que les Lioré et Olivier LeO 213, qu’il met en ligne en plus grand nombre, sont supérieurs. Les deux avions sont retirés du service après respectivement 715 heures et 269 heures de vol. Le projet d’une version militaire, un bombardier triplace désigné Blériot 123, est abandonné. De même que le projet de construire un second Blériot 175, pour un raid à grande distance Paris - Tokyo, qui aurait été piloté par Paul Codos.

Opérateurs[modifier | modifier le code]

France

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bruno Parmentier, « Blériot Bl-165 », sur aviafrance, (consulté le 20 mai 2018).
  2. a b c d et e Alexis Rocher, « 22 mai 1928. Premier vol du Blériot 175. Le dernier Blériot sur Paris-Londres », Le Fana de l’Aviation, no 582,‎ , p. 76-78.
  3. a b et c Gérard Hartmann, « Le « RAYON D’OR » » (consulté le 24 mai 2018).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) C.G. Grey, Jane's all the World's Aircraft 1928, London, Sampson Low, Marston & company, Ltd, , 18d-19d p.
  • Alexis Rocher, « 22 mai 1928. Premier vol du Blériot 175. Le dernier Blériot sur Paris-Londres », Le Fana de l'Aviation, no 582,‎ , p. 76-78.

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