Associazione Calcio Milan

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AC Milan
Généralités
Nom complet Associazione Calcio Milan S.p.A.
Surnoms I Rossoneri (Les Rouge et Noir)
Il Diavolo (Le Diable)
Noms précédents Milan Football and Cricket Club (1899-1919)
Milan Football Club (1919-1936)
Milan Associazione Sportiva (1936-1939)
Associazione Calcio Milano (1939-1945)
Fondation 16 décembre 1899
(119 ans, 10 mois et 11 jours)[1]
Couleurs Rouge et Noir
Stade San Siro
(80 018 places)
Siège Via Aldo Rossi, 8
20149 Milan
Championnat actuel Serie A
Propriétaire Elliott Management Corporation
Président Paolo Scaroni
Entraîneur Stefano Pioli
Joueur le plus capé Paolo Maldini (902)
Meilleur buteur Gunnar Nordahl (221)
Site web acmilan.com
Palmarès principal
National[2] Championnat d'Italie (18)
Coupe d'Italie (5)
Supercoupe d'Italie (7)
Championnat d'Italie D2 (2)
International[2] Coupe du monde des clubs (1)
Coupe intercontinentale (3)
Ligue des champions (7)
Supercoupe de l'UEFA (5)
Coupe des Coupes (2)
Coupe Latine (2)

Maillots

Domicile
Extérieur
Neutre

Actualités

Pour la saison en cours, voir :
Saison 2019-2020 de l'AC Milan
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L'Associazione Calcio Milan S.p.A. (Association de football de Milan), connu sous le nom de Milan ou AC Milan en Italie et Milan AC en France, est un club de football italien fondé le 16 décembre 1899 sous le nom initial de Milan Foot-Ball and Cricket Club[3]. L'équipe première, qui évolue en Serie A, est entraînée par Stefano Pioli.

Son grand rival est l'Inter, l'autre club de la capitale lombarde, dont les derbys sont appelés en Italie « derby della Madonnina », et sont toujours des matches d'une grande intensité, au cours desquels s'exacerbe la rivalité historique entre les deux clubs ainsi qu'entre leurs supporters, mais aussi un esprit de fraternité et de sympathie mutuelles[4].

Au niveau du palmarès national, l'AC Milan a notamment remporté 18 titres de champion d'Italie, mais aussi 5 Coupes d'Italie et 7 Supercoupes d'Italie. Elle est la première équipe à avoir remporté le Championnat d'Italie de football en étant invaincue (saison 1991-1992), et a réussi l'exploit d'enchaîner 58 matchs sans défaite en Série A, un record toujours inégalé à ce jour.

L'AC Milan est le troisième club le plus titré au monde avec 21 trophées internationaux : 1 Coupe du monde des clubs, 3 Coupes intercontinentales, 7 Ligues des Champions, 5 Supercoupes de l'UEFA (record européen), 2 Coupes d'Europe des vainqueurs de Coupe, 2 Coupes latines et 1 Coupe Mitropa. Le club lombard est actuellement devancé par le Real Madrid et le FC Barcelone (27 et 22 trophées respectivement).

Les Rossoneri ont participé à 11 finales de Ligue des champions (1958, 1963, 1969, 1989, 1990, 1993, 1994, 1995, 2003, 2005 et 2007), dont 7 remportées ce qui en fait la 2e équipe à en avoir le plus disputé et gagné, juste derrière le Real Madrid (16 finales dont 13 gagnées).

Dans son traditionnel classement des meilleurs clubs du monde, l'IFFHS sacre l'AC Milan comme étant la première équipe ayant passé le plus grand nombre de mois (42) au sommet du football international, devant le FC Barcelone (40)[5].

Selon une enquête, l'équipe dirigée par Arrigo Sacchi lors de la saison 1989/1990, est couronnée comme étant la meilleure équipe de club de tous les temps dans l'histoire du football[6].

En 1988 et 1989, le Milan AC devient le seul club (rejoint en 2010 par le FC Barcelone) à avoir placé trois de ses joueurs aux trois premières places au classement du Ballon d'or. De plus, le club l'a fait par deux fois et de manière consécutive, ce qui est toujours un record.

L'équipe lombarde a été représentée à huit reprises sur la plus haute marche du podium du Ballon d'or, autrement dit, le nombre de fois qu'un joueur évoluant sous ses couleurs a remporté le titre de meilleur joueur de l'année (1969, 1987, 1988, 1989, 1992, 1995, 2004 et 2007).

L'AC Milan est l'un des clubs les plus populaires et supportés à travers le monde, en particulier en Asie et en Amérique du Sud, où le club se place en première position en termes de popularité et de supporters[7].

L'Associazione Calcio Milan est aussi un des membres fondateurs de l'ECA - Association Européenne des Clubs[8], organisation internationale construite sur les cendres du G-14 (dont le club avait été déjà un membre fondateur) et composé des principaux grands clubs européens réunis en un consortium[9].

Sommaire

Histoire du club[modifier | modifier le code]

Genèse du club (1899-1900)[modifier | modifier le code]

Herbert Kilpin, premier entraîneur et premier capitaine du Milan AC.

À la fin du XIXe siècle, à Milan, le football était une affaire de la société anglaise qui fréquentait le bar américain du Corso Emanuele. Un groupe d'anglais composé de Herbert Kilpin, un excentrique anglais[10], Allison, un agent de voyages, Samuel Richard Davies, un cordonnier, Edward Nathan & Alfred Edwards, deux industriels, ainsi que Penvhyn Llewellyn Neville, Kurt Lies, Henry Mildmay Saint John, Barnett et Hayes associé à des italiens (Piero et Alberto Pirelli, Daniele et Francesco Angeloni, Guido Valerio, Antonio Dubini et Giulio Cederna) créèrent le Milan Cricket and Foot-Ball Club le à Milan. L'officialisation de sa fondation fut effectuée le 18 décembre dans le quotidien La Gazzetta dello Sport[11],[12]. Edwards, vice-consul britannique à Milan devient le premier président du club. Le club comprend une section de cricket et une de football. Pour la section football, le maillot à rayures est immédiatement adopté en raison de la mode anglaise[13] à cette époque, et comme la mascotte du club était un diable, les couleurs rouge et noir (Rossoneri) furent adoptées selon la volonté d'Herbert Kilpin, « le rouge pour rappeler le diable, le noir pour inspirer la peur » et « le Milan sera comme un incendie sous un ciel orageux ! »[14],[10].

En , le club est affilié à la Fédération d'Italie de football. C'est à ce moment que l'équipe accroît sa popularité, et dispute en avril de la même année la Medaglia di Re (trophée disputé entre 1900 et 1902), gagné lors des trois éditions. En 1905, le club décida d'arrêter sa section cricket.

Premiers titres (1901-1919)[modifier | modifier le code]

Milan AC en 1901

Herbert Kilpin fut l'artisan des trois premiers scudetti du club (compétition créée en 1898) : 1901, 1906 et 1907. Kilpin vivait pour le Milan AC au point de se rendre à Gênes alors que son équipe disputait un match contre les Grasshoppers de Zurich, le soir de ses noces.

En gagnant le titre de 1901, le Milan Cricket and Foot-Ball Club devient le premier club à mettre fin à la série de victoires du Genoa CFC qui avait gagné toutes les éditions précédentes depuis sa création. La renommée du Milan enregistrait un boom, recrutant ses supporters dans les couches populaires ainsi que dans l'avant-garde des intellectuels.

Mais la croissance du Milan fut interrompue en 1908. La fédération italienne décida d'interdire la présence de joueurs étrangers dans le championnat d'Italie. La direction du Milan décida alors de ne pas s’inscrire au championnat la saison suivante. Mais cette position divisa le club puisque certains de ses dirigeants voulaient tout de même participer. À la suite de ce désaccord, 43 dissidents quittent le Milan et vont fonder le FC Internazionale Milano, qui acceptera de faire jouer des joueurs étrangers (d'où son nom Internazionale)[15],[16],[17]. Le Milan, pour sa part, participera de nouveau au championnat la saison suivante en se pliant à la décision de la fédération italienne. Le Milan Cricket and Foot-Ball Club apparaît alors comme le club du centre ville, populaire, tandis que l'Inter est plutôt le club de la bourgeoisie milanaise[15].

Cet épisode affaiblit fortement l'AC Milan qui ne remporta aucun titre pendant une longue période. En outre, l'Inter infligeait de cruelles défaites au Milan pourtant dirigé par Piero Pirelli, héritier du groupe pneumatique.

En 1913, Renzo de Vecchi, la star du Milan, fut transféré au Genoa en contrepartie d'une somme de 24 000 lires (exorbitant pour l'époque), ouvrant ainsi l'ère du professionnalisme. Le Belge Louis Van Hege fait partie de l'effectif depuis quelques saisons déjà. Ainsi, Milan fut-il à l'origine de nombreux mouvements (nombre d'étrangers, professionnalisme...), qui sont toujours sujets à controverse aujourd'hui.

Années sombres et l'AC Milano (1919-1949)[modifier | modifier le code]

Andrea Bonomi (capitaine de l'époque), en compagnie de Ferdinando Valleti, dans les gradins du stade de l'AC Milan, durant la saison 1949/1950.

En 1919, le club change de dénomination, passant de Milan Football and Cricket Club à Milan Football Club, appellation qui se modifiera en 1936 en Milan Associazione Sportiva, première conséquence de la montée du fascisme et qui se complètera par une italianisation complète du nom de la société en 1939 en Associazione Calcio Milano. La désignation définitive et actuelle du club prit forme en 1945, conséquence de la fin de la Seconde Guerre mondiale, reprenant et revenant à son ancienne dénomination, créant ainsi l'Associazione Calcio Milan.

En 1926, le président de l'époque, Pirelli, décide de faire construire un stade à ses frais[15]. Le Stadio San Siro est bâti en treize mois et pour 5 millions de lires. Pour l'inauguration du stade, le Milan est une nouvelle fois battu par le voisin et rival intériste (6-3) devant 35 000 spectateurs.

Fabuleuses années 1950 avec Rizzoli et « Gre-No-Li » (1949-1961)[modifier | modifier le code]

Gren, Nordahl et Liedholm, formant le trident magique : Gre-No-Li.

En 1951, l'AC Milan remporte le championnat après 44 ans sans le moindre titre et au nez et à la barbe de l'Inter. Les années 1950 constituent une période « dorée » pour le club qui s'appuie sur un trio offensif suédois : Gunnar Gren, Gunnar Nordahl et Nils Liedholm, surnommé Gre-No-Li[18] puis avec les arrivées de l'Uruguayen Juan Alberto Schiaffino (naturalisé italien par la suite) en 1954 et du suédois Kurt Hamrin en 1957.

Après son titre en 1951, le club gagne à nouveau le championnat en 1955, 1957 et 1959, et remporte la Coupe Latine en 1951 et en 1956. De 1948 à 1957, le club termine chaque saison sur le podium en championnat, et réussit même l'exploit de s'imposer 7-1 face à la Juventus à Turin. Le club atteint par ailleurs la finale de la Coupe d'Europe des clubs champions en 1958, et est battu par le Real Madrid (3-2 a.p.) après avoir atteint les demi-finales en 1956.

Nils Liedholm arrêté par Lennart Karlsson et Ivan Bodin.

Cette riche période commence après guerre, lorsque le nouveau président Umberto Trabattoni décide de relancer le club en pariant sur la jeunesse. Mais en 1948, Trabattoni va réaliser par hasard le transfert qui va changer le Milan. En effet, le Milan veut recruter Carl Aage Præst, la grande vedette danoise des Jeux olympiques de Londres. Mais ce dernier décline l'offre. Les rossoneri se tournent alors vers Ploeger, l'autre vedette danoise. Celui-ci débarque en Italie à la Juve pour rejoindre son ami John Hansen. En compensation, Gianni Agnelli, le président de la Juve, aida le Milan à acquérir le Suédois Gunnar Nordahl. Avec son aide, Milan recrute alors les deux autres Suédois au talent confirmé : Nils Liedholm et Gunnar Gren. Nordahl est l'avant-centre du trio. Il marque 210 buts en 257 rencontres. Gren alimente Nordahl par la droite et Liedholm complète ce trio en tant qu'inter gauche.

Le nouveau président Rizzoli continue le travail de Trabattoni. Pour renforcer l'équipe et pallier le départ de Gren, Rizzoli veut le meilleur milieu des années 1950, Alfredo Di Stéfano. Face au refus du Real Madrid, Rizzoli va chercher un milieu de terrain en Uruguay au Peñarol, Juan Alberto Schiaffino, héros de la Coupe du monde 1950 pour 50 millions de lires. Outre ses exploits sur le terrain, Juan Alberto Schiaffino est un véritable leader en dehors de l'aire de jeu. Rizzoli et Schiaffino établissent un climat fondé sur une compréhension mutuelle, ce qui pour l'époque est une révolution.

Rizzoli n'est pas un président-supporter. C'est avant-tout un homme d'affaires avisé, un gestionnaire. En 1960, le centre d'entrainement de Milanello est construit. Avant de céder sa place au début des années 1960, Rizzoli achète de nombreux joueurs afin de ramener le scudetto. Il engage Cesare Maldini, Dino Sani, José Altafini et le jeune meneur d'Alexandrie, Gianni Rivera, qui forment la base du grand Milan des années 1960.

Deux ères de Nereo Rocco et triomphes internationaux (1961-1979)[modifier | modifier le code]

Coupe des coupes 1967-1968

En 1962, l'AC Milan remporte le championnat sous la houlette de son entraîneur Nereo Rocco et compte dans son effectif le futur Ballon d'or de l'année1969, Gianni Rivera. Ce dernier plait au manager de l'époque mais pas à l'entraineur Nereo Rocco. Amplifié par la presse, cette polémique a pour effet d'installer le nom de Gianni dans le cœur des supporters. Surtout, ce Lombard devient la star de l'équipe grâce à son élégance peu commune et à sa vision exceptionnelle. Il fait sauter le verrou des défenses adverses, adeptes du Catenaccio, lors de ses 527 matchs sous le maillot rossonero. Le Milan vit dans les remous de la gloire de Gianni Rivera. Il n'a pas vingt ans quand il gagne la coupe d'Europe le aux dépens de SL Benfica. En effet, en 1963 le club conquiert pour la première fois la Coupe d'Europe des clubs champions au Wembley Stadium contre le SL Benfica d'Eusébio 2-1 mais s'incline en Coupe intercontinentale contre le Santos FC de Pelé lors du match d'appui.

Six ans plus tard et après la domination de l'Inter d'Helenio Herrera durant cette période, la fin des années 1960 et le début des années 1970 vont marquer l'apogée du Milan. Ce retour au premier plan va coïncider avec le retour sur le banc de l’entraîneur Nereo Rocco. En 1967, le Milan va enfin remporter la coupe d'Italie. Dans le sillage de ce succès, l'AC Milan s'impose dans le championnat en 1968 grâce à son buteur Pierino Prati et le retour de Kurt Hamrin et en Coupe des vainqueurs de Coupe contre Hambourg SV (2-0) devant 53 000 personnes, puis en 1969 sa seconde Coupe d'Europe des clubs champions contre l'Ajax Amsterdam de Johan Cruyff à Madrid 4-1 et sa première Coupe intercontinentale contre les argentins d'Estudiantes de La Plata.

Ce merveilleux cycle se poursuit par deux Coupes d'Italie en 1972 et 1973. En 1973, il remporte également une autre coupe des coupes contre Leeds United et atteint la finale en 1974 de cette même compétition, qu'il perd contre le FC Magdebourg. La victoire de 1973 a un goût amer. La finale face à Leeds United est difficile (terrain impraticable, jeu dur). Le dimanche suivant la finale, lorsqu'il faut conserver le point d'avance que le Milan détient face à la Juve pour obtenir le titre de champions, les joueurs sont trop fatigués et perdent face à Vérone, 5 buts à 3. Le titre s'envole finalement dans le Piémont.

En 1977, le Milan remporte sa quatrième Coupe d'Italie. Le , le club remporte son dixième scudetto qui lui permet de placer une étoile sur le maillot (symbolisant dix titres de championnats), pour l'ultime saison de Gianni Rivera. L'entraîneur est l'ancienne gloire du club Nils Liedholm. Le club remporte ce titre devant Pérouse, pourtant invaincu lors de cette saison. Par ailleurs il s'agit du premier titre de la future star Franco Baresi. Le , Gianni Rivera, le « Golden Boy » milanais, décide de mettre un terme à sa carrière. Il est nommé vice-président du club. Après cette perte, le Milan connait des heures plus sombres.

Rétrogradations en Série B et problèmes financiers (Scandale de Totonero) (1979-1983)[modifier | modifier le code]

À l'été 1980, à la suite du scandale du Totonero, le club est relégué en Série B. À l'issue de la saison 1980-1981, le club remporte le titre de Serie B et remonte en Serie A mais il redescend immédiatement en Serie B à l'issue de la saison 1981-1982. Tout en descendant en Serie B, le Milan s'adjuge la Coupe Mitropa (dénomination officielle La Coupe de l'Europe Centrale) en 1982. Pendant cette période, l'équipe s'appuie sur de jeunes joueurs tels que Mauro Tassotti, Alberigo Evani et leur capitaine de 22 ans Franco Baresi mais renoue également avec ses racines en recrutant des joueurs anglais (la fédération italienne ayant rouvert les portes du championnat aux joueurs étrangers en 1981)[19]. Mais la rigueur du championnat italien ne permettra pas, entre autres, à l'écossais Joe Jordan ou à l'anglais Luther Blissett[20] de réussir. Sur le plan financier, le club connaît de graves problèmes au point de se trouver au bord du dépôt de bilan en 1985.

Avènement de Berlusconi et les Immortali de Sacchi (1986-1991)[modifier | modifier le code]

Le 20 février 1986, le club est racheté par l'homme d'affaires italien, Silvio Berlusconi, qui souhaite en faire un grand club européen. Les premiers temps de sa présidence sont marqués par un profond désaccord avec Rivera qui conduit ce dernier à la démission. Propriétaire d'un vaste empire, Berlusconi n'est pas devenu par hasard président du Milan, mais par un amour juvénile du football que lui avait transmis son père, Luigi, qui l'emmenait souvent à San Siro[réf. nécessaire]. Sous sa tutelle, les structures de Milanello, héritées des années 1960 deviennent celles d'un centre ultra-sophistiqué. Il informatise la vente des billets, réévalue tous les salaires, investit plus de 100 milliards de lires et fait de Franco Baresi, le capitaine des années noires, le leader de la refondation du Milan AC. Il enrôle Daniele Massaro ou Roberto Donadoni et un an plus tard décide de nommer un entraîneur alors inconnu, Arrigo Sacchi, qui va marquer de son empreinte le club et révolutionner le jeu. Pour poursuivre la reconstruction de l'équipe, il recrute, en 1987, Ruud Gullit qu'il présente comme un joueur bien meilleur que Diego Maradona. Ce transfert annonce les suivants : Marco van Basten et Frank Rijkaard. Le club finit par renaître de ses cendres.


En 1988, le club remporte le championnat devant le Naples de Maradona en se basant sur une équipe solide, tout d'abord une défense composée du capitaine Franco Baresi, de Paolo Maldini, de Mauro Tassotti et d'Alessandro Costacurta, d'un milieu composé de Roberto Donadoni, d'Angelo Colombo et de Carlo Ancelotti et d'une attaque à trois avec Paolo Virdis et les deux Néerlandais Marco van Basten et Ruud Gullit. Une fois lancé, le Milan ne va plus s'arrêter. En 1989 et 1990, les Rossoneri vont s'imposer dans les plus grandes compétitions.

En 1989, avec le renfort du Néerlandais Frank Rijkaard, l'AC Milan redevient champion d'Europe contre le Steaua Bucarest en s'imposant 4-0, après avoir battu le Real Madrid 5-0 en demi-finale retour à San Siro. Par la suite, l'équipe s'impose en Supercoupe d'Europe et en Coupe intercontinentale. En 1990, le club réalise la même performance en conservant la Coupe d'Europe contre le Benfica Lisbonne (1-0), la Supercoupe d'Europe et la Coupe intercontinentale.

Les Invincibili de Capello (1991-1996)[modifier | modifier le code]

Fabio Capello, un des grands artisans de ce Milan invincible.

Essentiellement tourné vers le but adverse, le Milan va résolument de l'avant ce qui lui vaut pas mal d'inimitiés. Les collaborateurs et les proches de Silvio Berlusconi sont eux-mêmes surpris par ses options, ses choix, sa vision planétaire. Désirant anticiper sur le football de l'an 2000 qu'il imagine semblable au sport-spectacle américain, Berlusconi annonce la nécessité de créer un championnat mondial des clubs et recrute déjà, malgré les restrictions de l'époque, de nombreux étrangers tels que Dejan Savićević, Jean-Pierre Papin, Zvonimir Boban… Si l'équipe est souvent comparée à la dream team du début de cette décennie, cette concentration de talent nuit au climat de l'équipe. En 1991, le club ne remporte aucun titre, et est éliminé en coupe d'Europe par l'Olympique de Marseille. Arrigo Sacchi est remplacé par Fabio Capello. Sous les ordres de Capello, les trophées s'accumulent : Championnat en 1992, 1993, 1994 et 1996, Coupe des champions en 1994, super coupe d'Italie en 1992, 1993 et 1994, Supercoupe d'Europe en 1995. En 1993, le Milan s'incline face à Marseille en finale de la Ligue des champions (ex-coupe d'Europe des clubs champions). Silvio Berlusconi annonce alors à TF1 que la défaite est dure mais que Milan sera en finale l'année suivante. Malgré les départs de Frank Rijkaard et Ruud Gullit, sans oublier la blessure de Marco van Basten, mais avec le renfort de Marcel Desailly, les Rossoneri reviennent bien en finale face au FC Barcelone, qui est alors composé de Romário et de Hristo Stoitchkov. Alors que les pronostics sont en faveur du club catalan, qui développe sous la houlette de Johan Cruyff un jeu d'attaque et spectaculaire, à l'opposé du jeu défensif de Capello, l'AC Milan l'emporte par un score de 4-0 à Athènes.

L'Équipe de la finale de la ligue des champions 1993-1994

En 1995, le club perd en finale de la Ligue des champions contre l'Ajax Amsterdam (1-0, but de Kluivert) et ne remporte aucun titre. En 1996, le club renoue avec le succès et s'impose en championnat d'Italie pour la quinzième fois, comptant dans ses rangs le premier Ballon d'or africain George Weah (venu du Paris SG) et le Ballon d'or 1993 Roberto Baggio. Toutefois, en quart-de-finale de la coupe de l'UEFA (seul trophée que l'AC Milan n'a pas encore gagné), le club est surpris par les Girondins de Bordeaux de Zinédine Zidane, Christophe Dugarry et Bixente Lizarazu, battu 3-0 au retour alors que Milan avait gagné 2-0 à domicile à l'aller[21] ; contre-performance d'autant plus grande que le Milan alignait ce soir-là des joueurs tels que Paolo Maldini, Marcel Desailly, Franco Baresi, George Weah, alors Ballon d'or en titre, ou encore Roberto Baggio, lui aussi Ballon d'or trois années plus tôt.

Tabárez et le retour de Sacchi et Capello : la crise (1996-1998)[modifier | modifier le code]

La fin de la décennie est devenue plus difficile pour le Milan. Lors de l'intersaison, le club se sépare de Fabio Capello qui rejoint le Real Madrid. Les rapports entre Silvio Berlusconi et les joueurs deviennent de plus en plus conflictuels : pour des questions politiques avec Gullit ; pour des questions esthétiques avec Dugarry et Ba. Certains s'acclimatent mal (Kluivert, Davids). Rares sont les stars étrangères qui parviennent à s'imposer. Franco Baresi arrête sa carrière. Le trio néerlandais n'est plus là. Les piliers (Desailly, Maldini, Costacurta) vieillissent.

Entre 1996 et 1998, après une ère de dix années de domination sur le plan national comme sur le plan international, le Milan connait deux saisons disparates de désillusion, par l'échec des choix techniques et des achats hasardeux signe indéniable de la fin d'un cycle, illustré notamment par une 11e place et 10e place, respectivement lors des périodes 1996/1997 et 1997/1998 et une brusque élimination en Ligue des champions durant la saison 1996/1997, ce qui incite la direction de la société à un changement radical et à concevoir la refondation presque totale de l'équipe.

Durant l'été 1996, Milan confie la gestion technique à l'entraineur uruguayen, Óscar Tabárez, alors accueilli avec un certain scepticisme de la presse et des supporters[réf. nécessaire]. Les nouvelles acquisitions — Christophe Dugarry, Edgar Davids, Michael Reiziger, Pietro Vierchowod, Jesper Blomqvist (à partir de janvier) et le gardien Angelo Pagotto — se greffent à un effectif fiable et confirmé, constitué de Franco Baresi, Dejan Savićević, Roberto Baggio, Mauro Tassotti, Sebastiano Rossi, Zvonimir Boban, George Weah, Paolo Maldini, Demetrio Albertini, Marco Simone, Alessandro Costacurta et Marcel Desailly, qui composaient une grande partie de l'équipe championne d'Italie la saison précédente.

L'ossature globale reste en grande partie inchangée par rapport à l'année précédente, avec une unique cession majeure, celle de la bandiera Roberto Donadoni, pour les Américains des MetroStars de New York.

Bien que le club présente encore un effectif riche en grands joueurs, après neuf saisons de succès ininterrompus, l'écurie lombarde connaît une période de déconvenue et de déception. Le début de la saison s'engage mal, avec une première défaite face à l'AC Fiorentina (1-2), match comptant pour l'attribution de la Supercoupe d'Italie. L'entame de championnat et le bilan au bout des onze premières journées est famélique. Le 1er décembre 1996, une défaite face au Piacenza Calcio (3-2) sonne le glas de l'aventure de Tabárez sur le banc milanais. Arrigo Sacchi revient au sein du Milan AC après sa démission de sélectionneur de l'équipe nationale italienne.

L'arrivée de l'Italien, n'inversera cependant pas pour autant la tendance négative. Quelques jours après sa réapparition à la tête de l'équipe, à la suite d'un retentissant revers à domicile face au Rosenborg BK (1-2) lors d'une confrontation directe et décisive pour la qualification, Milan est éliminé de la phase de groupes de la Ligue des champions. Les rossoneri n'avaient pourtant besoin que du point du match nul pour valider leur participation au tour suivant.

L'année se conclut sur une décevante 11e position, loin des places qualificatives pour les compétitions européennes avec 11 victoires pour 13 défaites. On retient alors de multiples insuccès, et quelques débâcles, notamment celle du 6 avril 1997 à domicile contre la Juventus FC (1-6).

Cycle de Zaccheroni (1998-2001)[modifier | modifier le code]

En 1998, Alberto Zaccheroni arrive comme entraîneur en provenance d'Udinese Calcio. Il emmène avec lui le défenseur danois Helveg et l'attaquant allemand Oliver Bierhoff (récent meilleur buteur de la Série A). Pour son centenaire, le club remporte le championnat. Durant cette saison, des jeunes joueurs vont émerger, à commencer par le gardien de 21 ans Christian Abbiati.

En 1999, l'Ukrainien Andriy Chevtchenko arrive au club et remporte le titre de meilleur buteur du championnat d'Italie, l'équipe enregistre également les arrivées de Gennaro Gattuso et de Serginho.

Les Meravigliosi de Ancelotti (2001-2009)[modifier | modifier le code]

Célébration de la victoire finale en Ligue des champions à Manchester en 2003.

C'est avec l'arrivée de l'entraîneur Carlo Ancelotti en 2001, que le club espère un renouveau. L'effectif s'enrichit de joueurs comme Rui Costa, Andrea Pirlo, Clarence Seedorf, Filippo Inzaghi et le ballon d'or 1999 Rivaldo. En 2003, le club se hisse jusqu'à une finale 100 % italienne de la Ligue des champions contre la Juventus FC, et l'emporte aux tirs au but. L'équipe remporte également la coupe d'Italie et la Supercoupe d'Europe contre Porto.

En 2004, le club remporte le 17e championnat de son histoire, avec une équipe renforcée en début de saison par les arrivées de la révélation de la coupe du monde 2002 Kaká, et de l'expérimenté capitaine brésilien Cafu. En 2005, le club atteint à nouveau la finale de la Ligue des champions. Cette finale entre dans l'histoire de cette compétition, puisque menant 3-0 contre Liverpool FC à la mi-temps, l'AC Milan est rejoint à 3-3 à la fin du match puis finit par s'incliner lors de la séance de tirs au but.

Célébration des joueurs lors de la victoire finale en Ligue des champions à Athènes en 2007.
Formation lors de la victoire finale en Ligue des champions à Athènes en 2007

En été 2006, avec le Calciopoli, un premier verdict pénalise le club lombard d'un retrait de 44 points pour la saison 2005-2006, ce qui ne lui donne plus la possibilité de jouer la Ligue des champions la saison suivante. Le Milan est néanmoins autorisé à jouer en Série A contrairement aux trois autres protagonistes du scandale tous relégués en division inférieure (Juventus, Fiorentina, Lazio)[22], mais avec un handicap de 15 points. En appel, la cour fédérale condamne finalement les Milanais à 30 au lieu de 44, ce qui fait terminer le club à la troisième place du championnat précédent et lui permet finalement de participer au tour préliminaire de la Ligue des champions 2006-2007, et réduit également la peine de 15 à 8 points pour la saison à venir[23]. Ce même été, le récent Ballon d'or Andriy Chevtchenko quitte le club pour rejoindre le grandissant Chelsea FC contre 45 M€[24].

Avec cet handicap, le Milan connaît un début de saison compliqué en Série A en se retrouvant 15e au bout de 9 matchs sans victoires. Il finit quand même par se hisser à la 4e place au classement final, en grande partie grâce à l'arrivée d'Il Fenomeno Ronaldo lors du mercato d'hiver. C'est par contre sans lui (non éligible), mais avec son compatriote Kaká que le club réussit à se distinguer en Ligue des champions. L'époustouflant brésilien mène l'équipe jusqu'en finale à Athènes, puis s'affirme en étant l'artisan d'une victoire 2-1 contre Liverpool FC, synonyme de revanche sur l'édition 2005. Le club remporte ainsi son septième trophée dans cette compétition. Le Milan AC fut surnommé en France les Stratosphériques en surenchère du surnom du Real Madrid, les galactiques.

Fin 2007, le Milan remporte brillamment la Coupe du monde des clubs à Tokyo et devient le premier club européen à gagner cette compétition. Il s'agit là aussi d'une revanche (4-2) sur le Boca Juniors qui l'avait battu en 2003 lors de la Coupe intercontinentale. En janvier 2008, alors que le jeune Pato est enfin autorisé à faire ses débuts avec le club, Ronaldo se blesse grièvement. Les performances de l'équipe s'en ressentent, puisqu'elle enchaîne les contre-performances, en se faisant éliminer d'abord dès les huitièmes de finale de la Ligue des champions, et en terminant ensuite à la 5e place du Calcio. À peine un an après l'avoir emporté dans la plus prestigieuse des compétitions européennes, le club doit se contenter d'une participation en coupe de l'UEFA.

Pour pallier le problème de la profondeur du banc qui lui avait posé problème la saison précédente, le Milan AC réalise un mercato mouvementé. Ronaldinho arrive en star depuis le Barcelone, accompagné de Gianluca Zambrotta et Mathieu Flamini d'Arsenal. Luca Antonini et Marco Borriello reviennent de leur copropriété, tandis que Christian Abbiati est rappelé de son prêt pour devenir le nouveau gardien titulaire en place d'un Dida désastreux la saison passée. Enfin, la star anglaise David Beckham arrive en renfort en hiver, jouant un rôle important lors de plusieurs rencontres, contrairement au retour très attendu mais finalement décevant du buteur Chevtchenko[25] qui n'a réussi à marquer en aucune de ses apparitions en championnat. Le Milan termine 3e du championnat à 10 points de l'Inter et à égalité avec la Juventus, et s'apprête donc à retrouver à nouveau la Ligue des champions. En coupe de l'UEFA, le club a été éliminé dès les 16e de finale par le futur finaliste, le Werder de Brême. Avec un bilan mitigé, la saison 2008-2009 témoigne de la fin d'une ère de gloire, avec une équipe qui commence à s'essouffler après avoir conquis les sommets européens[26].

La fin d'un cycle sous l'ère d'Allegri (2009-2013)[modifier | modifier le code]

La saison 2008-2009 se clôt sur plusieurs départs importants. C'est tout d'abord Paolo Maldini, monument du club, qui tire sa révérence en mettant un terme à une carrière record de plus de vingt-cinq années riches de succès et de titres. S'ensuit alors l'entraîneur emblématique à l'origine des deux dernières ligues des champions, Carlo Ancelotti qui décide de s'en aller entraîner Chelsea. Leonardo, jusque-là directeur sportif du club, lui succède. C'est enfin et surtout Kaká, qui à 27 ans laisse un vide énorme à son poste en signant au Real Madrid pour un montant record à l'époque de 65,5 M€[27]. Même Yoann Gourcuff, premier prétendant à prendre la relève à son poste est vendu aux Girondins de Bordeaux. Du côté des arrivées, si celle de Klaas-Jan Huntelaar s'avère finalement peu convaincante, cédant sa place de titulaire à Boriello, celles de Massimo Oddo et du jeune Ignazio Abate reconverti en arrière droit s'avèrent probantes. Sans son défenseur emblématique, ni son maître à jouer brésilien, et malgré un effectif vieillissant, le Milan parvient tout de même à décrocher la troisième place en série A.

Massimiliano Allegri, fraîchement élu meilleur entraîneur 2008-2009, prend la succession de Leonardo. Un autre défenseur majeur des dix dernières années, quitte le club à son tour : le géorgien Kakha Kaladze. Outre l'arrivée du milieu de terrain prometteur Kevin-Prince Boateng, c'est lors des derniers jours du mercato d’été 2010 que le monde du football est stupéfait par le recrutement de la doublette de stars Zlatan Ibrahimović et Robinho. La presse footballistique s'enflamme alors pour ceux qu'elle surnommera les 4 fantastiques (Ibrahimovic, Pato, Robinho et Ronaldinho)[28]. Ceux-ci seront toutefois rarement titularisés ensemble, Ronaldinho s'avérant loin de son niveau habituel.

Zlatan Ibrahimović sous les couleurs du club.

Le club fait un départ tonitruant lors de cette saison 2010-2011, puis continue sur sa lancée, finissant en tête de la phase aller le 9 janvier 2011, juste après un retour au score épique (0-4 à la mi-temps puis 4-4) face à l'Udinese. Ces bons résultats finissent par se concrétiser par un 18e sacre de champion d'Italie.

À l'intersaison, le champion en titre ne réalise que deux arrivées significatives. Philippe Mexès, en fin de contrat avec l'AS Rome, rejoint la meilleure défense du championnat et le jeune talent du Genoa de 18 ans Stephan El Shaarawy renforce l'attaque. Le départ le plus marquant est celui d'Andrea Pirlo. Jugé vieillissant et l'entraîneur Allegri lui préférant d'autres joueurs à son poste, il part libre à la Juventus[29]. C'est d'ailleurs en très grande partie grâce au métronome italien que cette dernière sera sacrée championne de Serie A la saison suivante. Le Milan quant à lui, termine 2e, au terme d'un championnat indécis jusqu'à l'avant-dernière journée.

La fin de cette saison 2011-2012 est marquée par un tournant majeur, car ce sont les emblèmes d'une génération Gennaro Gattuso, Alessandro Nesta, Clarence Seedorf, et Filippo Inzaghi qui vont tous faire leurs adieux au public tous en même temps, au terme d'un dernier but incroyable où les quatre joueurs sont impliqués[30]. Ce n'est pas tout puisque le duo Zlatan Ibrahimović et Thiago Silva, est quant à lui vendu au PSG sous l'influence de leurs ex-collaborateurs Leonardo et Carlo Ancelotti. Enfin, Van Bommel, Zambrotta et Cassano quittent également Milan, ce dernier étant exaspéré par la politique assez floue du club[31].

Le club lombard tente alors de combler les postes vacants, en bâtissant une nouvelle équipe autour des milieux Riccardo Montolivo et Nigel de Jong, en misant sur Giampaolo Pazzini en attaque et sur Cristián Zapata et Kevin Constant en défense. Un recrutement peu fameux mais la crise économique, ajoutée à l'inflation des salaires et clauses des joueurs du fait des nouvelles capacités financières de quelques clubs impactent lourdement l'AC Milan. Le fair-play financier nouvellement instauré par l'UEFA aura finalement raison de la politique sportive du club, obligé de rebâtir son équipe à coup de recrutements à moindres coûts[réf. nécessaire].

Malgré le début de saison laborieux de son équipe, l'attaquant El Shaarawy surnommé 'il Faraone' sortira du lot en livrant des performances encourageantes en début du championnat, et enchaînant des buts décisifs. Continuant sa révolution, le Milan décide lors du mercato hivernal de céder l'éternel espoir Alexandre Pato au SC Corinthians, après 5 saisons au club entachées de blessures récurrentes qui l'ont empêché d'exploiter son énorme potentiel. Pour combler cette perte, le club recrute Mario Balotelli de Manchester City FC[32]. Avec 12 buts en 13 matchs, l'attaquant contribuera grandement à la remontée au classement du club en seconde partie de saison jusqu'à une troisième place décrochée in extremis lors de la dernière journée.

Un grand club en perdition (2013-2016)[modifier | modifier le code]

Le Milan AC aura dès lors beaucoup de mal à se remettre de cette transition de génération mal gérée suite au départ de ses illustres piliers. Malgré le retour du légendaire Kaká, les débuts milanais en série A 2013-2014 sont très difficiles. Les longues blessures d'El Shaarawy n'aidant pas, ni l'irrégularité de Mario Balotelli, l'attaque peine à marquer, tandis que la défense est instable et que les mauvais résultats s'accumulent. Massimiliano Allegri est pointé du doigt par un grand nombre de supporters et voit son équipe classée à la 11e place du championnat à la mi-saison, soit son plus mauvais départ de saison depuis la saison 1981-1982. La direction, sujette à des conflits internes à la suite de cette crise évolue : Barbara Berlusconi -la fille de Silvio- devient non seulement vice-présidente du club, mais également et surtout administratrice déléguée aux côtés d'Adriano Galliani. Allegri, quant à lui se fait limoger dès janvier, remplacé par Clarence Seedorf, qui troqua dès lors son maillot de joueur à Botafogo contre le costume d’entraîneur[33]. Le néerlandais ne fait guère mieux et se voit à son tour limogé à l'intersaison après un triste bilan : élimination en huitièmes de finale de Ligue des champions face à l'Atlético Madrid, et 8e place en Série A ne qualifiant le club pour aucune coupe européenne, une première depuis la saison 1997-1998.

Le nouvel entraîneur pour la saison 2014-2015, est également un ancien joueur emblématique : Filippo Inzaghi, qui entraînait jusque-là l'équipe de la Primavera. La tâche du jeune entraîneur est néanmoins difficile, car avec une politique de recrutement basée soit sur des joueurs moyens en fin de contrat, soit sur des stars révolues en manque de temps de jeu dans leur équipe, ou bien des jeunes talents qui ne parviennent plus à avoir le rendement escompté, le club arrive de moins en moins à retrouver son lustre d'antan. Que ce soit contre une équipe du haut du tableau ou bien un relégable, le niveau de jeu démontré fait prendre conscience à l'adversaire que l'équipe est tout à fait prenable. L'effectif milanais a le moral en berne, peine à obtenir des victoires, et termine logiquement sa saison en Série A en occupant une décevante 10e place.

La saison suivante démarre avec Sinisa Mihajlovic sur le banc milanais. Avec 85 M€ dépensés lors du mercato, avec notamment l'attaquant Bacca et le jeune défenseur Alessio Romagnoli, le recrutement est assez prometteur. Les résultats apparaissent néanmoins en dents de scie, avec tantôt des défaites étonnantes dont une lourde débâcle 0-4 contre le Napoli, qui constitue la deuxième plus lourde défaite jamais enregistrée par le club à domicile, et tantôt des victoires encourageantes comme la victoire 3-0 lors du derby retour contre l'Inter. Finalement, l’entraîneur serbe sera limogé à la suite d'une série de cinq matchs sans victoire, suivis d'une nouvelle défaite à domicile 0-1 contre la Juventus. En interne, l'état de crise demeure, avec de nombreuses rumeurs de vente du club à des investisseurs asiatiques. La gestion chaotique du club se reflète sur le rendement des joueurs et par conséquent sur les résultats, c'est sans convaincre que le club finit 7e de série A. En Coupe d'Italie, le club atteint la finale mais s'incline 1-0 face à la Juventus.

Fin de l'ère Berlusconi, passage sous pavillon chinois (2017)[modifier | modifier le code]

Le vendredi , soit trois ans et demi après sa décision de céder des parts[34], Berlusconi annonce à travers un communiqué du groupe Fininvest lui appartenant la signature d’un accord préliminaire avec un consortium chinois, pour la vente du club à un montant de 740 M€ hors endettement (220 M€)[35]. Alors qu'il annonçait au départ vouloir rester majoritaire, puis conserver au moins une part importante entre ses mains, Berlusconi finit par céder 99,93 % du club, mettant fin à un règne de plus 30 ans durant lesquels le Milan AC s'est hissé plusieurs fois au sommet du football européen.

Le groupe des nouveaux acquéreurs chinois se compose principalement de Yonghong Li et Haixia Capital. Le consortium s'engage dans l'accord à investir au moins 350 M€ durant les 3 années suivantes pour reconstruire un club qui commençait à être oublié sur l'échiquier des grands d'Europe. Outre les investissements structurels, le Milan AC espère désormais compter sur des budgets de transferts conséquents permettant de rebâtir une équipe compétitive à l'échelle italienne dans un premier temps, puis européenne ensuite. Sous les ordres de son nouvel entraîneur Vincenzo Montella, le Milan AC remporte sa 7e Supercoupe d'Italie sur un bel arrêt de son jeune gardien de 17 ans et révélation de la saison passée Donnarumma lors des tirs au but face à la Juventus (1-1), il s'agit de son premier trophée depuis 2011[36].

Après de longues semaines de négociations et de multiples reports, la vente est définitivement scellée juste avant la fin de saison le . Le nouveau visage du club se dessine, Yonghong Li devient le successeur de Berlusconi en tant que président du Milan AC, Marco Fassone remplace le légendaire « divin chauve » Adriano Galliani en tant qu'administrateur délégué, et enfin Massimiliano Mirabelli est désigné directeur sportif. La saison s'achève sur une 6e place qualificative pour la Ligue Europa.

La nouvelle direction se met tout de suite au travail afin de redorer le blason rossonero : avec un record historique de plus de 200M€ dépensés en à peine 1 mois de mercato, la planète football est prévenue sur les objectifs ambitieux de ce nouveau projet. Ce sont effectivement 9 nouveaux joueurs de choix qui arrivent, l'effectif est entièrement renouvelé, et seuls y survivront le prometteur gardien Gianluigi Donnarumma, le défenseur Alessio Romagnoli et les deux ailiers Bonaventura et Suso. En témoigne également le recrutement surprise de Leonardo Bonucci, l'un des meilleurs défenseurs au monde, finaliste sortant de la Ligue des Champions avec la Juventus.

Nommé capitaine, le vétéran débute cependant mal sa saison, il multiplie les erreurs et ne parvient pas à instaurer le climat de confiance tant espéré. Les attaquants André Silva et Kalinić recrutés pourtant à prix d'or, sont tellement peu efficaces qu'ils sont même détrônés de leur poste par le jeune Cutrone, fraîchement promu de la primavera. Montella de son côté s’y prend maladroitement avec son nouvel effectif, son système en 3-5-2 ne cesse de changer, les titulaires ne sont jamais les mêmes et ses schémas tactiques sont très approximatifs. Il se fait congédier avant décembre 2017, pour un Gattuso inexpérimenté mais bien déterminé à motiver ses troupes en leur transmettant sa célèbre « Grinta ». L’entraîneur italien revient au 4-3-3 et n’hésite pas, contrairement à son prédécesseur, à exprimer sa colère en public. Les joueurs, plus investis et moins hésitants sur le terrain, sont plus entreprenants et développent un jeu plus vif. Les premiers résultats commencent à se dessiner dont une victoire importante contre le rival interiste en Coupe d’Italie, compétition où les rossoneri réussiront à atteindre la finale, qu'ils perdront 4-0 face à la Juventus, avec des erreurs de concentration du jeune Gianluigi Donnarumma. En Europa League, l'équipe est éliminée dès les huitièmes de finale face à Arsenal, bien qu'ayant réussi son match retour au cours duquel elle subit les conséquences de décisions arbitrales litigieuses[37]. Cette élimination sera immédiatement suivie d'une série de 6 matchs sans victoire en championnat dont deux défaites, l'une face au futur champion d'Italie et l'autre face au dernier relégable, ce qui handicape grandement les chances d'accès à la Ligue des champions. Le club se contente finalement d'une nouvelle 6e place, bien loin des résultats escomptés de son recrutement ambitieux en début de saison.

Échec du projet chinois, le renouveau Elliot (depuis mi-2018)[modifier | modifier le code]

Harcelés par le fair-play financier, les investisseurs chinois peinent à convaincre de leur capacité à rembourser les prêts contractés auprès du fonds d'investissements américain Elliott[38]. Après plusieurs ultimatums, une sanction sportive majeure tombe : le Milan AC est exclu de l'Europa League qu'il était censé disputer la saison suivante[39]. Les craintes de l'UEFA se justifieront quelques jours après ces sanctions, Yonghong Li ne parvient pas à rembourser une partie des dettes à la date butoir du 6 juillet 2018. Il perd ainsi le contrôle du club au profit de son créancier Elliot, qui annonce quelques jours plus tard en être le nouveau propriétaire[40]. Suite à un redressement, le Tribunal arbitral du sport accepte l'appel du Milan AC le 20 juillet 2018 et le ré-autorise à participer à la Ligue Europa 2018-2019[41].

La direction du club est à nouveau bouleversée, Leonardo fait un bref retour en tant que directeur sportif pendant une saison, remplaçant un Mirabelli qui a prouvé sa maladresse dans sa gestion financière et contractuelle des transferts. Le brésilien renvoie rapidement le flop Leonardo Bonucci à la Juventus contre une autre future déception Gonzalo Higuaín, qui n'arrivera pas à convaincre en ses quelques mois passés au club et sera remplacé par Krzysztof Piątek.

Outre la nomination de Paolo Scaroni à la présidence de l'AC Milan, autre fait marquant dans la direction, le retour deux légendes vivantes de l'AC Milan Paolo Maldini et Zvonimir Boban, au plus grand bonheur des fans rossoneri[42]. Leur rôle consiste à remplacer le poste laissé vacant suite au départ de Leonardo, en occupant respectivement les postes de directeur technique et directeur du football. Ivan Gazidis, est désigné directeur général dans ce nouvel organigramme.

La saison 2018/2019 se finit une nouvelle fois par une place non qualificative pour la Ligue des Champions. Tout s'est joué au bout du suspense à la dernière journée du championnat, pendant laquelle le club passe en quelques minutes de la 3ème à la 5ème place. Malgré un esprit de combativité notable insufflé à ses joueurs, Gennaro Gattuso reconnaît ses limites tactiques et dépose sa démission. Il sera remplacé quelques mois plus tard par Marco Giampaolo, fort de ses 270 matchs d'expérience en Série A. Côté renforts, un renfort principal par poste arrive : Theo Hernandez en défense, Rafael Leão en attaque et enfin Ismaël Bennacer au milieu de terrain, fraîchement désigné meilleur joueur de la CAN 2019.


Palmarès et distinctions[modifier | modifier le code]

Trophées exposés au musée du club.

Palmarès du club dans les compétitions nationales et internationales[modifier | modifier le code]

Compétitions internationales Compétitions nationales
Tournois saisonniers

Distinctions[modifier | modifier le code]

Mondiales et européennes[modifier | modifier le code]

Italiennes[modifier | modifier le code]

Club[modifier | modifier le code]
  • Stella d'Oro au Mérite sportif, reçu en 1979.
  • Collare d'Oro CONI pour Mérite sportif, reçu en 2008[47],[48].
Individuelles[modifier | modifier le code]

Trophées individuels[modifier | modifier le code]

Par deux fois, en 1988 et 1989, Milan plaça trois de ses joueurs aux trois premières places du classement du Ballon d'or. Aucun autre club européen n'a réalisé ce triplé par deux fois.

Ballon d'or
Années Nat Nom
1969 Gianni Rivera
1987 Ruud Gullit
1988 Marco van Basten
1989 Marco van Basten
1992 Marco van Basten
1995 George Weah
2004 Andriy Chevtchenko
2007 Kaká
Joueur FIFA de l'année[49]
Années Nat Nom
1992 Marco van Basten
1995 George Weah
2007 Kaká

Milan détient le record du nombre de joueurs terminant meilleur buteur de Serie A avec 17 titres. Par ailleurs, Gunnar Nordahl possède le nombre de titres remportés, par cinq fois dont trois d'affilée et le record de but marqué en championnat avec 35 unités. De même, 5 autres joueurs terminèrent meilleur buteur en coupe d'Europe, plus Roberto Antonelli et ses 15 buts en Serie B lors de la saison 1980/1981 et sans oublier les 7 réalisations de Luciano Chiarugi en Coupe des coupes lors de l'édition 1972/1973.

Capocannoniere - meilleur buteur de Serie A
Années Nat Nom Nb. buts
1938-1939 Aldo Boffi 19
1939-1940 Aldo Boffi 24
1941-1942 Aldo Boffi 22
1949-1950 Gunnar Nordahl 35
1950-1951 Gunnar Nordahl 34
1952-1953 Gunnar Nordahl 26
1953-1954 Gunnar Nordahl 23
1954-1955 Gunnar Nordahl 27
1961-1962 José Altafini 22
1967-1968 Pierino Prati 15
1972-1973 Gianni Rivera 17
1986-1987 Pietro Paolo Virdis 17
1989-1990 Marco van Basten 19
1991-1992 Marco van Basten 25
1999-2000 Andriy Chevtchenko 24
2003-2004 Andriy Chevtchenko 24
2011-2012 Zlatan Ibrahimović 28
Joueurs terminant meilleur buteur de la Coupe d'Italie
Années Nat Nom Nb. buts
1960-1961 José Altafini 4
1966-1967 Gianni Rivera 7
1970-1971 Gianni Rivera 7
1976-1977
Giorgio Braglia
Egidio Calloni
6
1989-1990 Franco Baresi 4
Joueurs terminant meilleur buteur de la C1
Années Nat Nom Nb. buts
1962-1963 José Altafini 14
1988-1989 Marco van Basten 9
2005-2006 Andriy Chevtchenko 9
2006-2007 Kaká 10

Records[modifier | modifier le code]

  • Le Milan AC est le troisième club possédant le plus grand nombre de titres internationaux (21) : 7 Ligues des Champions, 2 Coupes des coupes, 5 Supercoupes de l'UEFA, 3 Coupes intercontinentales, 1 Coupe du monde des clubs, 2 Coupes latines et 1 Coupe Mitropa. Le club a disputé 29 finales de compétitions majeures (11 en Ligues des Champions, 3 en Coupes des coupes, 7 en Supercoupe de l'UEFA, 7 en Coupe intercontinentale et 1 en Coupe du monde des clubs).
  • Dans le classement mondial des clubs, établi mensuellement par l'IFFHS, Milan est le club apparu le plus nombreuse fois à la première place (37 fois), quatre longueurs d'avance devant Manchester United.
  • Le Milan AC est le deuxième détenteur de titres en Ligue des champions (7) après le Real Madrid (13).
  • La plus large victoire à domicile comme à l'extérieur en coupe d'Europe est contre l'Union Luxembourg : 8-0 à Milan le 12 septembre 1962 et 6-0 au Luxembourg le 19 septembre 1962.
  • La plus large défaite à domicile en coupe d'Europe est de 2-0 contre plusieurs équipes (Barcelone le 4 novembre 1959, Espanyol le 21 octobre 1987, Ajax le 23 novembre 1994, Lille le 6 décembre 2006, Arsenal le 4 mars 2008). À l'extérieur, la pire défaite est celle contre l'Ajax (6-0 le 16 janvier 1974).
  • Le Milan est le deuxième détenteur de titres de Champion d'Italie (18), derrière la Juventus (33) et à égalité avec l'Inter (18). Il arriva 15 fois deuxième et 22 fois troisième de la Série A. Le club a disputé 98 saisons en Série A (ou équivalent) et 2 en Série B.
  • Le Milan fut le premier club à remporter le titre de Champion d'Italie sans subir une seule défaite. Cet exploit se déroula lors de la saison 1991/1992, avec Fabio Capello comme entraîneur (c'était sa première saison au club). Lors de cette saison, le club gagna 22 match, fit 12 match nul et marqua 78 buts pour seulement 21 encaissés.
  • La plus large victoire emportée le 4 octobre 1914 contre l'Audax Modena (saison en Prima Categoria en 1914/1915) sur un score de 13-0. À l'extérieur, ce fut contre l'Ausonia Football Club le 21 octobre 1919 sur le score de 10-0 (saison en Prima Categoria en 1914/1915).
  • En revanche, la plus sévère défaite à domicile fut enregistrée le 5 novembre 1922 contre Bologne (8-0) lors de la saison 1922/1923. La plus sévère défaite à l'extérieur fut enregistrée contre la Juventus par deux fois : 6-0 le 25 octobre 1925 et 8-2 10 juillet 1927.
  • La Juventus demeure le club que Milan a le plus souvent rencontré en matchs officiels avec 225 confrontations, la plus grosse victoire revient au club lombard avec une victoire 8-1 le 24 Janvier 1912. L'Inter arrive en second avec 220 matchs disputés, là est aussi c'est le Milan AC qui enregistre le plus gros score 0-6 lors du derby du 11 mai 2001.

Personnalités du club[modifier | modifier le code]

Présidents[modifier | modifier le code]

Pays Nom Période
Alfred Edwards 1899-1909
Piero Pirelli 1909-1928
Luigi Ravasco 1928-1929
Mario Bernazzoli 1929-1933
Luigi Ravasco 1933-1935
Pietro Annoni 1935-1936
Conseil de Régence 1936
Emilio Colombo 1936-1939
Achille Invernizzi 1939-1940
Umberto Trabattoni 1940-1944
Antonio Busini 1944-1945
Pays Nom Période
Umberto Trabattoni 1945-1954
Andrea Rizzoli 1954-1963
Felice Riva 1963-1965
Federico Sordillo 1965-1966
Luigi Carraro 1966-1967
Franco Carraro 1967-1971
Federico Sordillo 1971-1972
Albino Buticchi 1972-1975
Bruno Pardi 1975-1976
Vittorio Duina 1976-1977
Pays Nom Période
Felice Colombo 1977-1980
Gaetano Morazzoni 1980-1982
Giuseppe Farina 1982-1986
Rosario Lo Verde 1986
Silvio Berlusconi 1986-2004
Adriano Galliani (poste vacant)[50],[51] 2004-2006
Silvio Berlusconi 2006-2008
Adriano Galliani (poste vacant)[50],[52] 2008-2011
Silvio Berlusconi 2011-2017
Li Yonghong 2017-2018
Paolo Scaroni Depuis 2018

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Entraîneurs[modifier | modifier le code]

Pays Nom Période
Herbert Kilpin 1900-1906
Daniele Angeloni 1906-1907
Giannino Camperio 1907-1911
Commission technique 1911-1912
Piero Peverelli 1912-1913
Commission technique 1913-1915
Guido Moda 1915-1916
Commission technique 1918-1919
Guido Moda 1919-1921
Ferdi Oppenheim 1922-1924
Vittorio Pozzo 1924-1926
Guido Moda 1926
Herbert Burgess 1926-1928
Engelbert König 1928-1931
József Bánás 1931-1933
József Viola 1933-1934
Adolfo Baloncieri 1934-1936
William Garbutt 1936-1937
/ Hermann Felsner / József Bánás 1937-1938
József Bánás 1938
József Bánás / József Viola 1938-1940
Guido Ara / Antonio Busini 1940-1941
Mario Magnozzi 1941-1943
Giuseppe Santagostino 1943-1945
Adolfo Baloncieri / Antonio Busini 1945-1946
Giuseppe Bigogno / Antonio Busini 1946-1947
Giuseppe Bigogno 1947-1948
Pays Nom Période
Giuseppe Bigogno / Antonio Busini 1948-1949
/ Lajos Czeizler / Antonio Busini 1949-1952
Mario Sperone / Antonio Busini 1952-1953
/ Gunnar Gren / Antonio Busini 1953
Arrigo Morselli / Antonio Busini 1953
/ Béla Guttmann / Antonio Busini 1953-1954
Béla Guttmann 1954-1955
Ettore Puricelli 1955-1956
Giuseppe Viani 1956-1957
Giuseppe Viani / Luigi Bonizzoni 1957-1958
Luigi Bonizzoni / Giuseppe Viani 1958-1960
Paolo Todeschini / Giuseppe Viani 1960-1961
Nereo Rocco / Giuseppe Viani 1961-1963
/ Luis Carniglia / Giuseppe Viani 1963-1964
/ Nils Liedholm / Giuseppe Viani 1964-1965
Nils Liedholm 1965-1966
Giovanni Cattozzo 1966
Arturo Silvestri 1966-1967
Nereo Rocco 1967-1972
Nereo Rocco / Cesare Maldini 1972-1973
Cesare Maldini 1973-1974
Giovanni Trapattoni 1974
Gustavo Giagnoni 1974-1976
Giovanni Trapattoni 1976
Paolo Barison 1976
Giuseppe Marchioro 1976-1977
Nereo Rocco 1977
Pays Nom Période
Nils Liedholm 1977-1979
Massimo Giacomini 1979-1981
Italo Galbiati 1981
Luigi Radice 1981-1982
Italo Galbiati / Francesco Zagatti 1982
Ilario Castagner 1982-1984
Italo Galbiati 1984
Nils Liedholm 1984-1987
Fabio Capello 1987
Arrigo Sacchi 1987-1991
Fabio Capello 1991-1996
/ Óscar Tabárez / Giorgio Morini 1996
Arrigo Sacchi 1996-1997
Fabio Capello 1997-1998
Alberto Zaccheroni 1998-2001
Cesare Maldini / Mauro Tassotti 2001
/ Fatih Terim / Antonio Di Gennaro 2001
Carlo Ancelotti 2001-2009
Leonardo 2009-2010
Massimiliano Allegri 2010-2014
Clarence Seedorf 2014
Filippo Inzaghi 2014-2015
Siniša Mihajlović 2015-av. 2016
Vincenzo Montella 2016-2017
Gennaro Gattuso 2017-2019
Marco Giampaolo 2019
Stefano Pioli 2019-

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Effectif professionnel actuel[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous dresse la liste des joueurs de l'AC Milan pour la saison 2019-2020.

Effectif professionnel actuel de l'AC Milan pour la saison 2019-2020[53]
Joueurs Encadrement technique
No  P. Nat.[54] Nom Date de naissance Sélection[55] Club précédent Contrat
Gardiens
25 G Reina, PepePepe Reina 31/08/1982 (37 ans) Espagne SSC Naples 2018-2021
90 G Donnarumma, AntonioAntonio Donnarumma 07/07/1990 (29 ans) Asteras Tripolis 2017-2021
99 G Donnarumma, GianluigiGianluigi Donnarumma 25/02/1999 (20 ans) Italie Formé au club 2015-2021
Défenseurs
2 D Calabria, DavideDavide Calabria 06/12/1996 (22 ans) Italie espoirs Formé au club 2016-2022
12 D Conti, AndreaAndrea Conti 02/03/1994 (25 ans) Italie Atalanta Bergame 2017-2022
13 D Romagnoli, AlessioAlessio Romagnoli  12/01/1995 (24 ans) Italie AS Roma 2016-2022
19 D Hernandez, TheoTheo Hernandez 03/10/1997 (22 ans) France espoirs Real Madrid 2019-2023
22 D Musacchio, MateoMateo Musacchio 26/08/1990 (29 ans) Argentine Villarreal CF 2017-2022
31 D Caldara, MattiaMattia Caldara 05/05/1994 (25 ans) Italie Juventus FC 2018-2023
43 D Duarte, LéoLéo Duarte 17/07/1996 (23 ans) Flamengo 2019-2023
46 D Gabbia, MatteoMatteo Gabbia 21/10/1999 (20 ans) Italie espoirs Formé au club 2016-2022
68 D Rodríguez, RicardoRicardo Rodríguez 25/08/1992 (27 ans) Suisse VfL Wolfsburg 2017-2022
Milieux de terrain
4 M Bennacer, IsmaëlIsmaël Bennacer 01/12/1997 (21 ans) Algérie Empoli 2019-2023
5 M Bonaventura, GiacomoGiacomo Bonaventura 22/08/1989 (30 ans) Italie Atalanta Bergame 2014-2020
10 M Çalhanoğlu, HakanHakan Çalhanoğlu 08/02/1994 (25 ans) Turquie Bayer Leverkusen 2017-2022
20 M Biglia, LucasLucas Biglia 30/01/1986 (33 ans) Argentine Lazio Rome 2017-2021
33 M Krunić, RadeRade Krunić 07/10/1993 (26 ans) Bosnie-Herzégovine Empoli FC 2019-2024
39 M Paquetá, LucasLucas Paquetá 27/08/1997 (22 ans) Brésil Flamengo 2019-2023
79 M Kessié, FranckFranck Kessié 19/12/1996 (22 ans) Côte d'Ivoire Atalanta Bergame 2017-2022
Attaquants
7 A Castillejo, SamuSamu Castillejo 18/01/1995 (24 ans) Espagne espoirs Villarreal CF 2018-2023
8 A , SusoSuso 19/11/1993 (25 ans) Espagne Liverpool FC 2015-2022
9 A Piątek, KrzysztofKrzysztof Piątek 01/07/1995 (24 ans) Pologne Genoa CFC 2019-2023
11 A Borini, FabioFabio Borini 29/03/1991 (28 ans) Italie Sunderland 2017-2021
17 A Leão, RafaelRafael Leão 10/06/1999 (20 ans) Portugal espoirs Lille OSC 2019-2024
18 A Rebić, AnteAnte Rebić 21/09/1993 (26 ans) Croatie Eintracht Francfort 2019-2024
Entraîneur(s)
Entraîneur(s) adjoint(s)
Préparateur(s) physique(s)
  • Samuele Melotto
  • Stefano Rapetti
Entraîneur(s) des gardiens
Médecin(s)
  • Stefano Mazzoni

Légende

Hall of Fame[modifier | modifier le code]

Le club du Milan AC a établi une liste des plus importants joueurs du club. Cette liste, nommée Hall of Fame, comprend 106 jouers [56].

Légendes du club
Joueur Période Joueur Période
Christian Abbiati 1998-2005 et 2008-2016 Carlo Annovazzi 1945-1953
/ José Altafini 1958-1965 Paolo Maldini 1984-2009
Carlo Ancelotti 1987-1992 et 2001-2009 Daniele Massaro 1986-1988 et 1989-1995
Roberto Baggio 1995-1997 Gunnar Nordahl 1949-1956
Franco Baresi 1977-1997 Pierino Prati 1967-1973
Oliver Bierhoff 1998-2002 Luigi Radice 1955-1959, 1961-1965
Zvonimir Boban 1991-2001 Frank Rijkaard 1988-1993
Ruben Buriani 1977-1982 Gianni Rivera 1960-1979
Cafu 2003-2008 Roberto Rosato 1966-1973
Fabio Capello 1976-1979 Sebastiano Rossi 1990-2002
Alessandro Costacurta 1986-2007 Rui Costa 2001-2006
Fabio Cudicini 1967-1972 Dino Sani 1961-1964
Marcel Desailly 1993-1998 Dejan Savićević 1992-1998
Dida 2000-2001 et 2002-2010 / Juan Alberto Schiaffino 1954-1960
Roberto Donadoni 1986-1996 et 1997-1999 Karl-Heinz Schnellinger 1965-1974
Alberigo Evani 1980-1993 Serginho 1999-2008
Filippo Galli 1986-1990 Andriy Chevtchenko 1999-2006 et 2008-2009
Giovanni Galli 1997-1999 Marco Simone 1989-1997 et 2001-2002
Gunnar Gren 1949-1953 / Angelo Benedicto Sormani 1965-1970
Ruud Gullit 1987-1993 et 1994-1995 Mauro Tassotti 1980-1997
Kaká 2003-2009 et 2013-2014 Giovanni Trapattoni 1957-1971
Alessandro Nesta 2002-2012 Andrea Pirlo 2001-2011
Leonardo 1997-2001 et 2002-2003 Marco van Basten 1987-1995
Nils Liedholm 1949-1961, 1964-1966 Pietro Paolo Virdis 1984-1989
Demetrio Albertini 1988-1990 et 1991-2002 Ruben Buriani 1977-1982
Aldo Bet 1974-1981 Aldo Cevenini 1909-1912 et 1915-1919
Louis Van Hege 1910-1915 Luciano Chiarugi 1972-1976
Herbert Kilpin 1899-1908 Cesare Lovati 1910-1922
Roberto Antonelli 1977-1982 Angelo Anquilletti 1966-1977
Sante Pietro Arcari 1930-1936 Alexandre Pato 2008-2013
Giuseppe Antonini 1937-1938, 1939-1944 et 1945-1949 Francesco Zagatti 1952-1963
Sergio Battistini 1980-1985 Francesco Soldera 1914-1924
Alberto Bigon 1971-1980 Omero Tognon 1945-1956
Giovanni Lodetti 1961-1970 George Weah 1995-2000
Mark Hateley 1984-1987 Giuseppe Santagostino 1921-1932
Ray Wilkins 1984-1987 Marco Simone 1989-1997 et 2001-2002
Nestor Combin 1969-1971 Joe Jordan 1981-1983
David Beckham 2009 et 2010 Ronaldo 2007-2008
Ronaldinho 2008-2010 Zlatan Ibrahimovic 2010-2012
Aldo Boffi 1936-1943 et 1944 Alessandro Scarioni 1908-1921
Héctor Puricelli 1945-1949 Ernesto Morandi 1911-1912, 1913-1917 et 1918-1924
Luigi Perversi 1925-1926 et 1927-1940 Giovanni Moretti 1931-1939
Luigi Antonio Compiani 1927-1936 Walter Novellino 1978-1982
Lorenzo Buffon 1949-1959 Marco Sala 1909-1920
Attilio Trerè 1905-1909 et 1910-1915 Aldo Maldera 1971-1972 et 1973-1982
Thiago Silva 2008-2012 Kakhaber Kaladze 2001-2010
Gennaro Gattuso 1999-2012 Clarence Seedorf 2002-2012
Romeo Benetti 1970-1976 Filippo Inzaghi 2001-2012
Andrea Bonomi 1942-1952 Renzo Burini 1947-1953
Giorgio Ghezzi 1959-1965 Renzo De Vecchi 1909-1913
Carlo Galli 1956-1961 Cesare Maldini 1954-1966
Kurt Hamrin 1967-1969 Bruno Mora 1962-1969
Mauro Tassotti 1980-1997 Massimo Ambrosini 1995-1997 et 1998-2013

Joueurs les plus capés[modifier | modifier le code]

Paolo Maldini est le joueur ayant disputé le plus grand nombre de matchs sous le maillot rossonero avec 902 rencontres en 25 saisons de 1984 à 2009.

Paolo Maldini a été le plus jeune joueur à débuter en équipe première à l'âge de 16 ans et 208 jours, lors d'une rencontre face à l'Udinese Calcio, le [57]. Alessandro Costacurta fut le plus vieux joueur à endosser la tunique du club à l'âge de 41 ans et 25 jours face à l'Udinese Calcio, le .

Les joueurs ayant le plus porté le maillot rossonero
en matchs officiels et sans inclure les amicaux.
# Nom Années Série A Coupe d'Italie Autres Total
1 Paolo Maldini 1984–2009 648 72 182 902
2 Franco Baresi 1977–1997 532 97 90 719
3 Alessandro Costacurta 1986 et 1987–2007 458 78 127 663
4 Gianni Rivera 1960-1979 527 74 83 658
5 Mauro Tassotti 1980–1997 429 75 79 583
6 Massimo Ambrosini 1995-1997 et 1998–2013 344 37 108 489
7 Gennaro Gattuso 1999–2012 335 26 107 468
8 Clarence Seedorf 2002–2012 300 25 107 432
9 Angelo Anquilletti 1966–1977 278 71 69 418
10 Cesare Maldini 1954–1966 347 9 56 412

Meilleurs buteurs[modifier | modifier le code]

Le meilleur buteur du club est Gunnar Nordahl avec 221 buts en 8 saisons. Gunnar Nordahl est également le meilleur marqueur en une saison avec 38 buts toutes compétitions confondues, lors de la saison 1950/1951. Gunnar Nordahl est le meilleur buteur en Serie A avec 210 buts.

Gianni Rivera est le meilleur buteur en Coupe d'Italie avec 28 buts. Enfin, Filippo Inzaghi est le meilleur réalisateur sur la scène européenne et intercontinentale avec respectivement 41 et 43 réalisations.

Gianni Rivera fut le plus jeune buteur à 17 ans et 80 jours à l'encontre de la Juventus, le . Le , Alessandro Costacurta devient le plus ancien buteur à l'âge de 41 ans et 25 jours contre l'Udinese Calcio.

Les meilleurs buteurs du club
en matchs officiels et sans inclure les amicaux. Entre parenthèses, le nombre de matchs joués.
# Nom Années Série A Coupe d'Italie Autres Total
1 Gunnar Nordahl 1948–1956 210 (257) 0 (0) 11 (11) 221 (268)
2 Andriy Chevtchenko 1999–2006 et 2008–2009 127 (226) 7 (16) 41 (80) 175 (322)
3 Gianni Rivera 1960–1979 122 (501) 28 (74) 14 (83) 164 (658)
4 / José Altafini 1958–1965 120 (205) 9 (9) 32 (34) 161 (248)
5 Aldo Boffi 1936–1945 104 (156) 22 (23) 5 (8) 131 (187)
6 Filippo Inzaghi 2001–2012 73 (202) 10 (20) 43 (78) 126 (300)
7 Marco van Basten 1987–1995 90 (147) 13 (22) 21 (32) 124 (201)
8 Kaká 2003-2009/2013-2014 77 (223) 10 (0) 71 (27) 104 (307)
9 Pierino Prati 1966–1973 72 (143) 14 (34) 16 (32) 102 (209)
10 Louis Van Hege 1910–1915 97 (88) 0 (0) 0 (0) 97 (88)

Capitanat[modifier | modifier le code]

43 capitaines se sont succédé[58] de l'année de la fondation du club à aujourd'hui[59] :

Paolo Maldini, capitaine emblématique du Milan AC.
Capitaines du club
Capitaine Période Capitaine Période
Herbert Kilpin 1899-1907 Giuseppe Antonini 1942-1944
Gerolamo Radice 1908-1909 Paolo Todeschini 1944-1945
Guido Moda 1909-1910 Giuseppe Antonini 1945-1949
Max Tobias 1910-1911 Andrea Bonomi 1949-1952
Giuseppe Rizzi 1911-1913 Carlo Annovazzi 1952-1953
Louis Van Hege 1913-1915 Omero Tognon 1953-1954
Marco Sala 1915-1916 Gunnar Nordahl 1954-1956
Aldo Cevenini 1916-1919 Nils Liedholm 1956-1961
Alessandro Scarioni 1919-1921 Francesco Zagatti 1961
Cesare Lovati 1921-1922 Cesare Maldini 1961-1966
Francesco Soldera 1922-1924 Gianni Rivera 1966-1975
Pietro Bronzini 1924-1926 Romeo Benetti 1975-1976
Gianangelo Barzan 1926-1927 Gianni Rivera 1976-1979
Abdon Sgarbi 1927-1929 Alberto Bigon 1979-1980
Alessandro Schienoni 1929-1930 Aldo Maldera 1980-1981
Mario Magnozzi 1930-1933 Fulvio Collovati 1981-1982
Carlo Rigotti 1933-1934 Franco Baresi 1982-1997
Giuseppe Bonizzoni 1934-1936 Paolo Maldini 1997-2009
Luigi Perversi 1936-1939 Massimo Ambrosini[60],[61] 2009-2013
Giuseppe Bonizzoni 1939-1940 Riccardo Montolivo 2013-2017
Bruno Arcari 1940-1941 Leonardo Bonucci 2017-2018
Giuseppe Meazza 1941-1942 Alessio Romagnoli 2018-

Joueurs champions du monde[modifier | modifier le code]

Liste des joueurs vainqueurs d'une Coupe du monde sous les couleurs du club :

Joueurs champions continentaux[modifier | modifier le code]

Europe[modifier | modifier le code]

Liste des joueurs vainqueurs du Championnat d'Europe de football sous les couleurs du club :

Amérique du Sud[modifier | modifier le code]

Liste des joueurs vainqueurs de la Copa América sous les couleurs du club :

Joueurs vainqueurs d'une Coupe des Confédérations[modifier | modifier le code]

Liste des joueurs vainqueurs d'une Coupe des confédérations sous les couleurs du club :

Maillots retirés[modifier | modifier le code]

Num. Nom Nationalité Poste Début Fin
3[62] Maldini, PaoloPaolo Maldini[63],[64] Italie Défenseur central / Latéral gauche
6 Baresi, FrancoFranco Baresi[65],[64] Italie Libéro

Infrastructures[modifier | modifier le code]

Stade[modifier | modifier le code]

San Siro en 1934
Vue intérieure du Stade Giuseppe-Meazza
Articles détaillés : Arena Civica et Stade Giuseppe-Meazza.
  • De 1900 à 1903, le club n'évolue pas dans un stade mais plutôt sur un terrain dénommé Trotter, situé sur la place Andrea Doria, là où s'élève désormais la gare. Le terrain ne comporte alors aucune tribune, ni vestiaire. Les joueurs venaient soit directement en tenue, soit se changer dans les sous-sols de la maison Pirelli, rue du Pont Seveso. Comme il n'y avait pas d'entrée, tous les supporters pouvaient assister gratuitement au match.
  • Puis, de 1903 à 1905, avec le projet d'édification de la gare et en raison des conditions précaires du terrain Trotter, le club déménagea sur le terrain Acquabella, situé sur le Corso Indipendenza. Le terrain était toujours accessible gratuitement mais certains supporters pouvaient louer des chaises. Enfin, le terrain était bordé d'une petite colline, offrant une tribune naturelle.
  • De 1906 à 1914, le club émigre sur un terrain situé sur la rue Fratelli Bronzetti. Le terrain est alors naturellement clos, notamment par le cours d'eau du lavoir et le mur du cimetière délaissé de la Porte Vittoria. Le terrain comporte un portail d'entrée avec un guichet situé tout d'abord rue Sottocorno, puis en 1908/1909, l'entrée est déplacée rue Bronzetti. Le stade s'appellera initialement Campo Milan di Porta Monforte puis Bronzetti, avec le déplacement de l'entrée. Une spacieuse tribune en bois avec escalier sera édifiée. Le , lors d'un match entre le Milan et une autre équipe milanaise (Union Sportive), des filets seront ajoutés au cage pour la première fois en Italie.
  • De 1914 à 1920, le club déménagea de nouveau, en abandonnant le Bronzetti pour s'établir rue Arona sur le nouveau centre sportif de la ville, dénommé Velodromo Sempione. Ce stade était à la fois un terrain de football et un vélodrome. Il y avait deux tribunes couvertes en bois ainsi que deux grands escaliers en ciment. L'inauguration fut le avec le match amical entre Milan et le Phoenix FC de Karlsruhe, conclu sur le score nul (3-3).
  • De à , le club ne peut pas jouer temporairement au Velodromo Sempione et le président Pirelli prête alors le terrain appartenant à son groupe industriel, dans la zone Bicocca[66].
  • De 1920 à 1926, le nouveau stade du club se situe Viale Lombardia et apparaît plus moderne avec sa grande tribune, son grand escalier spacieux ainsi que la petite maison qui fait office de siège et de vestiaire. D'ailleurs, ce stade sera utilisé par l'équipe nationale pour des matchs contre la Suisse, la Belgique, l'Allemagne, l'Espagne et la Hongrie. Mais, sa capacité s’avéra insuffisante et la nécessité d'un nouveau grand stade apparu rapidement[66].
  • La construction d'un nouveaux stade s'initie en sur la volonté de Piero Pirelli, alors président rossonero. Cette nouvelle enceinte est toujours la stade où évolue le club à domicile aujourd'hui et s'appelle le Stadio Giuseppe-Meazza. Le projet fut mise en œuvre par l'ingénieur Alberto Cugini et l'architecte Ulisse Stacchini. La nouvelle infrastructure fut dévoilée le 19 septembre de l'année suivante avec une partie inaugurative entre les deux clubs résidants de la cité lombarde, l'Inter et Milan (6-3 en faveur des nerazzurri)[67],[68]. L'enceinte a une capacité de 80 018 places[69] et ce n'est qu'à partir de 1948, qu'il vient à être utilisé conjointement avec l'autre club milanais, l'Inter[67]. À partir de 1935, "Il tempio del calcio", de son surnom, devient propriété de la commune de Milan[68] et rebaptisé en 1980 sous son nom actuel et définitif, en reconnaissance à Giuseppe Meazza, à la suite de son décès le . Cet ancien international italien, double vainqueur de la Coupe du monde, avait notamment évolué sous les couleurs des deux clubs milanais et est considéré comme l'un des meilleurs joueurs italiens de sa génération. Il demeure comme une personnalité à part entière dans la culture milanaise[67],[68]. Le stade est aussi connu sous le nom de San Siro, du nom du quartier de Milan où il se trouve.
  • En décembre 2014, le club indique qu'il souhaite quitter le Stadio Giuseppe-Meazza pour une nouvelle enceinte. En février 2015, le projet est dévoilé et prévoit un nouveau stade d'une capacité de 48 000 places. La nouvelle enceinte pourrait voir le jour lors de la saison 2019/2020 (les travaux devant débuter en 2016) et son coût atteindrait 300 m€ à 320 m€ (dont une centaine de millions pour les aménagements extérieurs tels qu'un hôtel, un collège sportif et des espaces verts). Imaginé avec le cabinet Arup, ce nouvel écrin, creusé 10 mètres sous terre et dont la hauteur sera de 30 m (contre 60 pour le Stadio Giuseppe-Meazza), se veut résolument moderne et écologique avec notamment un toit rétractable, le recyclage des eaux de pluie ou l'utilisation de l'énergie photovoltaïque. Le financement sera assuré par le privé, notamment par la compagnie Emirates. Il se situera dans la zone Portello, là où se situe le nouveau siège du club, Casa Milan[71],[72]. Toutefois, ce projet prend rapidement l'eau car des difficultés techniques liés au terrain et pouvant engendrer des surcoûts apparaissent et refroidissent certains décisionnaires. En outre, la vente du club se profilant, un tel projet engageant économiquement aurait été un frein pour l'acquéreur. Ainsi, ce projet est abandonné dès mi-2015. Toutefois, le projet d'un grand stade n'est pas pour autant totalement abandonné par la nouvelle équipe dirigeante et après plusieurs déclarations concernant une réflexion à ce sujet, le club et son rival de l'Inter Milan, annoncent en Mars 2019, la volonté de construire un nouveau stade, à proximité de San Siro). Ce projet pharaonique consiste en la construction d'un stade de 60 000 places et d'un nouveau quartier adjacent destiné au sport, au divertissement et au shopping[73],[74],[75]. L'ensemble coûterait 1,200 m€ et s'inscrirait dans le cadre d'un bail de 90 ans entre la ville et les deux clubs. En conséquence, San Siro serait certainement détruit.
Vestiaire des joueurs de l'AC Milan au Stadio San Siro.

Centre sportif de Milanello[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Milanello.
Entrée de Milanello

Milanello est le centre d'entraînement de l'AC Milan. Inauguré en 1963, sa construction avait commencé deux ans auparavant. Voulu et réalisé par le président de l'époque Andrea Rizzoli, il a été conçu par l'architecte Viani et l'ingénieur Crescentini. Il fut complètement restructuré à la demande du nouveau président Silvio Berlusconi par la société Edilnord. Milanello est aujourd'hui un des centres sportifs les plus prestigieux et perfectionnés d'Europe. Il se trouve à cinquante kilomètres de Milan, non loin de Varèse, sur les communes de Carnago, Cassano Magnago et Cairate.

À la construction du Milanello, Andrea Pizzoli imposa une clause : en cas de donation du complexe aux lombards, Milanello ne pourrait être vendu à personne en dehors de la Fédération d'Italie de football. Cette dernière a donc l'usufruit du centre sportif milanais pour préparer toutes les grandes manifestations telles les Coupes du monde de la FIFA ou les Championnats d'Europe. Ainsi, Milanello a parfois servi de centre d'entrainement de l'équipe nationale, notamment pour préparer l'Euro 1988, 1996 et 2000.

MilanLab[modifier | modifier le code]

Milanello intègre le MilanLab, un centre de recherches scientifiques fonctionnant depuis . Le but est d'optimiser la gestion psychophysique des athlètes. Le MilanLab représente la combinaison idéale de la science, de la technologie, des IT, de la cybernétique et de la psychologie[76]. Aujourd'hui, le centre de Milanello et MilanLab sont considérés comme respectivement l'un des meilleurs centre d'entrainement au Monde, si ce n'est le meilleur tandis que le second est également considéré comme le meilleur centre de recherches scientifiques d'Italie et c'est ainsi que Milan se forgera une réputation précoce mais ancrée dans les mœurs italiens : celle du meilleur centre médical de la péninsule, voire de l’Europe.

Casa Milan[modifier | modifier le code]

En avril 2014, le club a quitté son siège historique pour prendre possession de son nouveau bâtiment de 9 000 m2 dénommé Casa Milan [77]. Outre le siège, Casa Milan réunit également un musée de 1 000  © Copyright Wikipedia authors - The articles gathered in this document are under the GFDL licence.
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