5G

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En télécommunications, la 5G est la cinquième génération des standards pour la téléphonie mobile. Elle succède à la quatrième génération, appelée 4G[1].

La technologie 5G est considérée par certains comme une « technologie clé »[2] qui pourrait permettre – à l'horizon fin 2019 / début 2020 – de bénéficier de débits de télécommunication mobile de plusieurs gigabits de données par seconde. Concrètement, cela représenterait un potentiel jusqu'à mille fois plus performant que les réseaux mobiles employés en 2010[3] et jusqu'à 100 fois plus rapides que la 4G[4]. Les principales entreprises technologiques concernées ont signé les premières spécifications communes du standard, à la suite de nombreux essais des différents acteurs, à Lisbonne en décembre 2017[5].

Avec ces débits potentiels, la 5G vise à répondre à la demande croissante de données avec l'essor des smartphones et objets communicants, connectés en réseau. Ce type de réseau devrait favoriser le cloud computing, l'intégration, l'interopérabilité d'objets communicants et de smartgrids et autres réseaux dits intelligents, dans un environnement domotisé, contribuant à l'essor du concept de « ville intelligente ». Cela pourrait également développer la synthèse d'images 3D ou holographique, le datamining, la gestion du big data et du tout-internet « Internet of Everything » (expression évoquant un monde où tous les ordinateurs et périphériques pourraient communiquer entre eux). D'autres applications concernent les jeux interactifs et multijoueurs complexes, la traduction automatique et assistée instantanée…

Des scientifiques et médecins alertent depuis 2017 sur les effets de la 5G.

Histoire et contexte[modifier | modifier le code]

Recherche et développement technique[modifier | modifier le code]

Le terme 5G est déjà évoqué par les industriels de l'électronique dans les années 1980 ; cette technologie pourrait voir le jour vers 2020.

Le développement de la 5G en Chine est principalement l'œuvre de China Mobile, Huawei, et ZTE, en coopération avec Ericsson depuis 2015[6].

En , le chinois Huawei et l'opérateur japonais NTT DoCoMo, travaillant avec le fabriquant d'électronique NEC, font un test conjoint à grande échelle de réseau 5G via la technologie Massive Multiple-Input Multiple-Output (MIMO) à Chengdu (province du Sichuan)[7].

En France, le , l'ARCEP autorise Orange à tester des technologies 5G[8] dans les bandes de 3,7 GHz, 10,5 GHz et 17 GHz dans la ville de Belfort (Territoire de Belfort, Franche-Comté).

En , l'Institut de recherche technologique b-com est retenue par l'Arcep pour effectuer un test de la 5G dans la ville de Rennes[9].

En Huawei et NTT DoCoMo effectuent un test dans le quartier Minato Mirai 21 à Yokohama (région de Kantō), sur les fréquences de 4.5 GHz, avec une macro-cellule et 23 équipements d'utilisateurs. Ils obtiennent un débit de 11,29 Gbit/s, avec une latence de 0,5 ms[7].

En , le LETI annonce le déploiement sur le complexe Minatec d'un réseau 5G afin de tester une nouvelle forme d'onde multiporteuse[10]. Le même mois, Orange, en partenariat avec le géant suédois Ericsson, devient le premier opérateur français à réaliser un test de la 5G. Les résultats sont bluffants et permettent d'atteindre un potentiel 75 fois supérieur à celui de la 4G[11]. Cette performance est toutefois à prendre avec précaution puisque les conditions optimales du laboratoire dans lequel s'est déroulé le test ne permettent pas de garantir un tel débit dans un environnement lambda.

En , l'opérateur sud-coréen KT fait des démonstrations de réalité virtuelle en 5G au Mobile World Congress (MWC) de Barcelone[12].

En France, le , l'ARCEP publie un communiqué de presse indiquant qu'elle souhaite préparer la procédure d'attribution de fréquences dans les bandes 3,5 GHz (3 400 à 3 800 MHz) pour l'accès fixe à Internet à très haut débit à partir de 2018. L'autorité de régulation des communications électroniques et des postes souhaite également s'engager dans les travaux préparatoires au lancement des réseaux mobiles 5G dans la bande des 3,460 à 3,800 GHz vers 2020[13].

En , Telecom Italia Mobile signe un accord avec le gouvernement du micro-État Saint-Marin en vue de faire passer son réseau 4G en 5G[14].

Définition des standards et phases de test[modifier | modifier le code]

En , les 28 ministres des télécommunications de l'Union européenne et de la Norvège signent une déclaration d'intention à Tallinn en Estonie, en vue d'« établir les bases communes des futurs standards 5G et confirmer la volonté des États signataires de positionner l'Europe comme un leader du marché de la 5G[15] ».

Des tests de Huawei de déploiement de 5G New Radio (NR) en en Chine permettent des débits de 6 Gbits/s[6].

Début , l'ARCEP a autorisé Free Mobile à tester des technologies 5G[16] dans les bandes de 3,6 GHz à 3,7 GHz dans la ville de Paris à la mi-.

En , les principaux acteurs se mettent d'accord sur des premières spécifications du protocole à Lisbonne, capitale du Portugal[5].

Le , la société Verizon Communications Inc. annonce qu'elle va déployer un service 5G dans cinq villes des États-Unis dès la seconde moitié de 2018[17].

En , la société AT&T annonce être en mesure de proposer de la 5G à partir de la fin 2018. Le déploiement initial concernera 12 agglomérations aux États-Unis[18].

En , Vodafone et Ericsson font une démonstration en Irlande des pré-standards de la 5G. Une autre démonstration montre le contrôle à partir des USA d'un drone en Angleterre, par le réseau 5G. D'autres démonstrations ont eu lieu depuis, notamment en France et en Suède. Aux jeux olympiques d'hiver de Pyeongchang, le sud-coréen KT fait une démonstration grandeur nature de la 5G. Des casques de réalité virtuelle permettent de suivre en temps réel ce que voient les bobsleigh. 100 caméras ont été déployées autour de la piste de patinage artistique, permettant également de tourner à volonté autour des patineurs. Enfin, un système permettant de détecter automatiquement et à distance, via une transmission haute définition, des sangliers approchant des résidences sur des caméras de surveillance, déclenche un haut parleur imitant le cri d'un tigre pour les éloigner[19].

En , Huawei et NTT DoCoMo annoncent la réussite des premiers essais de technologie 5G integrated access backhaul (IAB) dans la bande spectrale des ondes millimétrique. Le test a été conduit dans le quartier Minato Mirai 21 à Yokohama sur une fréquence de 39 GHz. Ils obtiennent un débit de 650 Mbit/s avec une latence basse de 1.6 ms[7].

En , les participants du Mobile World Congress dénoncent la lenteur du déploiement de la 5G[20],[21] en Europe suite à de nombreux désaccords sur les licences d’utilisations des bandes radioélectriques et à la complexité du processus décisionnel européen[22].

Toutefois, les démonstrations continuent de montrer l'avancement des travaux, comme en avec Telefónica et un véhicule connecté.

En septembre 2018, l'opérateur China Telecom fait un test réseau 5G à Shenzhen (province du Guangdong), ainsi que 5 autres villes de Chine, Xiong'an (Hebei), Shanghai, Suzhou (Jiangsu) et Chengdu (Sichuan). Le débit à Shenzhen est au minimum 10 fois plus important que la 4G, oscillant entre 1 et 3 Gbit/s. Le réseau devrait être étendu dans certaines petites régions en 2019 et la commercialisation devrait se faire en 2020[23],[24]. En Amérique latine, il est prévu que 8 % des usagers auront accès à la 5G d'ici 2025[25]. En Afrique, le royaume du Lesotho est choisi en septembre 2018 pour tester la première installation 5G en Afrique[26].

Attribution des licences et exploitation commerciale[modifier | modifier le code]

En février 2019, en Suisse, les licences pour les fréquences 5G sont attribuées à trois opérateurs Swisscom, Sunrise et Salt pour 379,3 millions de francs suisses[27]. Avec la Finlande, la Suisse est le second pays d'Europe a avoir attribué les fréquences disponibles pour la 5G[28].

Le 3 avril 2019, la Corée du Sud devient le premier pays à déployer une offre commerciale 5G au niveau d'un pays[29].

Le 4 avril 2019, l'opérateur Sunrise en Suisse devient le premier opérateur du pays à déployer une offre commerciale sur 150 localités[30]. Il couvrait 173 localités en début mai 2019[31].

Le 17 avril 2019, Swisscom met en service 338 antennes 5G et annonce vouloir couvrir l'ensemble du territoire Suisse d'ici à la fin de l'année[32].

Le 15 juillet 2019 en France l'Arcep annonce le lancement officiel de la procédure d'attribution des fréquences par le gouvernement.[33] Avec l'objectif de proposer les premières offres commerciales 5G à l'horizon 2020, le gouvernement met en avant les premières bandes de fréquences à des tarifs fixes. Ces bandes seront mis à disposition à des tarifs avantageux afin d'inciter les opérateurs à développer la 5G en priorité. Pour certaines bandes, ce sont toutefois les enchères qui permettront aux opérateurs de se départager, c'est le cas des bandes de fréquences 3,4 GHz à 3,8 GHz.

Enjeux[modifier | modifier le code]

De nombreux enjeux sont identifiés ou pressentis.

Enjeux techniques[modifier | modifier le code]

De nombreux défis sont à relever, qui vont d'une moindre consommation, voire d'une autonomie énergétique à la gestion du big data et d'un très grand nombre d'IP.

Enjeux économiques[modifier | modifier le code]

De nombreux acteurs voient là un marché émergent, potentiellement riche en applications et débouchés nouveaux ; la 5G pourrait par exemple permettre de nouveaux usages numériques dans des domaines variés tels que la santé (diagnostic automatique ou distant, chirurgie et médication commandées à distance)[34], du travail (télétravail), du déploiement d'objets communicants (dont voitures et autres véhicules sans conducteurs), de détecteurs et senseurs du e-commerce, des smartgrids, de l'intelligence artificielle, de la sécurité (téléprotection, gestion des flux de personnes, véhicules, denrées, biens et services en temps réel…), de l'éducation et de l'accès à l'information.

Enjeux éthiques et de gouvernance de la bande passante[modifier | modifier le code]

Des questions éthiques nouvelles, et des défis techniques et de soutenabilité se posent concernant la gestion et la gouvernance de la bande passante (Cisco annonce d'ici 2018 une multiplication par 11 en 4 ans du trafic des données mobiles dans le monde, par rapport à 2014[35]), mais aussi concernant de possibles effets pervers du très haut débit dans les domaines de la vitesse de l'information, sécurité informatique[36], des flux financiers, bancaires et gestion boursière, du stockage des informations qui tendront à beaucoup grandir, voire d'« épidémiologie virale » et de protection des données privées (le piratage pouvant devenir quasiment instantané).

Interférences avec les systèmes météo ? : En 2019, pour répondre à leurs nouveaux besoins, des entreprises de télécommunications américaines ont acheté une nouvelle partie du spectre électromagnétique pour élargir leur bande passante en utilisant la 5G. Ceci inquiète les météorologues qui craignent que cet afflux de signaux puissants parasite ou submerge de nombreux signaux plus faibles émis par la vapeur d'eau, situés dans une bande toute proche du spectre, signaux qui sont nécessaires à une bonne prévision météorologique (et à l'étude du climat). En Août 2019 aux Etats-Unis, Gabriel Popkin (vulgarisateur scientifique) s'est associé à l'animatrice Sarah Crespi pour sensibiliser aux effets négatifs possibles d'une utilisation de cette partie du spectre électromagnétique par les signaux de la 5G ; ils suggèrent qu'une réglementation encadre ce développement. Cette alerte a été relayée par la Revue Science[37].

Enjeux sanitaires[modifier | modifier le code]

Des questions se posent encore concernant les incertitudes en termes d'effets de la multiplication du nombre et de la puissance des antennes et relais en termes de smog électromagnétique et de santé environnementale, de même pour d'éventuels effets du haut-débit sur la santé humaine. En septembre 2017, 171 scientifiques, issus de 37 pays (99 en Union européenne et 72 dans les autres pays) ont réclamé un moratoire sur le déploiement de la 5G, en attendant que les risques potentiels sur la santé humaine et l'environnement aient été pleinement étudiés par des scientifiques indépendants du secteur[38].

En 2018, en France, une parlementaire demande au gouvernement de « faire réaliser des études indépendantes et approfondies concernant les effets de la 5G ». Le gouvernement s'engage à travailler avec l'Agence nationale des fréquences et l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail « afin qu’elles puissent examiner d’une part, l’exposition aux ondes électromagnétiques et d’autre part, l’impact sanitaire éventuel de ces nouveaux développements technologiques, dès la phase des expérimentations »[39].

Début 2019, de nombreuses inquiétudes sur l'impact de cette technologie sur la santé accompagnent le déploiement de la 5G en Suisse[40]. Le déploiement de 10 000 nouvelles antennes fait craindre une augmentation considérable de l’exposition au rayonnement de radiofréquences[41]. Une pétition demandant un moratoire recueille plus de 56 000 signatures. Le canton de Vaud suspend le déploiement des antennes 5G[42].

Une étude scientifique[43] publiée en 2018 dans la revue Scientific Reports observe, via des analyses numériques sur des modèles scannés d'insectes, que les rayonnements dans une des gammes de fréquences utilisées par la 5G pourraient provoquer une augmentation de leur température corporelle chez les espèces étudiées, en comparaison avec l'exposition provoquée par les technologies pré-5G. L'étude a par la suite été relayée par la presse grand public[44] qui en tire des conclusions parfois moins précautionneuses.

Enjeux environnementaux et énergétiques[modifier | modifier le code]

Dans un contexte où les besoins de débit et le prix de l'énergie augmentent, où l'impact sur l'écologie devient plus important, il est indispensable de trouver des solutions à ces problématiques. Du côté des opérateurs, l'utilisation de la technologie massive MIMO, une nouvelle organisation d'accès au réseau mobile ainsi qu'une concentration des équipements, vont permettre une meilleure efficacité énergétique. Mais pas seulement d'un point de vue opérateur, du côté des utilisateurs aussi des technologies sont déployables telles que le sleeping mode permettant d'économiser de la batterie et les communications directes entre terminaux. Suivre l'évolution des technologies de la 1G à la 4G permettra de comprendre l'évolution et les priorités de chaque évolution technologique.

Un défi énergétique consiste à atteindre une meilleure efficience énergétique, voire une sobriété ou indépendance énergétique d'appareils qui auraient fait l'objet d'une écoconception permettant des économies et un recyclage intégral (économie circulaire) de ressources rares et toxiques. Ceci implique des moyens plus intelligents, propres, sûrs et sobres pour alimenter les appareils mobiles mais aussi tout le réseau Internet[35].

En Californie, des centaines d’abeilles seraient mortes autour des "tours 5G"[45].

Enjeux pour IoT[modifier | modifier le code]

Article principal : 5G pour l'Internet des objets.

La 5G va permettre d'apporter de nouvelles fonctionnalités à l'offre actuelle d'objets connectés. Pour faire en sorte que ces enjeux aboutissent et afin de suivre l'évolution croissante des objets connectés présents sur le marché, les réseaux évoluent vers plus de virtualisation. La 5G introduit de nouvelles architectures, de nouvelles fonctionnalités à tous les niveaux. Cela va de l’objet lui-même aux applications hébergées dans le cloud, en passant par les diverses couches réseaux. Les usages que l'on fait de cette technologie sont divers et variés. Par exemple, l'enrichissement de la maison connectée, le véhicule autonome, les vidéos immersives et l’arrivée de la médecine 2.0.

Techniques[modifier | modifier le code]

Le , Samsung a annoncé avoir testé pour la première fois avec succès des techniques de sa future offre de réseaux 5G qu'il prévoit pour 2020, avec des débits de données d'un Gbit/s (1 gigabit par seconde) et allant dans le futur jusqu'à 10 Gbit/s[46],[47],[48].

En 2015, le Centre de l’université du Surrey, en Grande-Bretagne, a annoncé avoir réussi à atteindre un débit d'un Tbit/s[49][source insuffisante] (1 térabit par seconde) sur des fréquences supérieures à 6 GHz. La même année, le centre mathématiques et algorithmiques de Huawei à Paris propose 5 technologies permettant des débits compatibles avec les pré-requis de la 5G : Le F-OFDM (Filtered OFDM) pour la forme d'onde, le SCMA (Sparse Code Multiple Access) pour la technique d'accès, les codes polaires (pour le codage des différents types de paquets), le MU-MIMO massif (pour le système d'antennes avec des techniques de précodages non-linéaires) et enfin le full duplex radio (qui combine les modes TDD et FDD). L'ensemble de ces technologies ont permis de démontrer lors d'essais en extérieur à Chengdu avec NTT DoCoMo en Chine en des efficacités spectrales en liaison descendante de 50 bit/s/Hz et une capacité en nombre de liens[Quoi ?] multipliée par 3 en liaison montante sur des fréquences inférieures à 6 GHz.

La 5G permettra théoriquement de télécharger un film de 33 Go en 4K (UHD) en moins de 10 secondes, les cellules de mémoire rapide sont en développement pour le nombre en milliards de cellules et latence en nanoseconde.

MU-MIMO[modifier | modifier le code]

Lors du test de Huawei, le système multi-utilisateur MIMO (MU-MIMO) a pris en charge jusqu'à 24 utilisateurs et 24 couches de transmission parallèles sur une même ressource temporelle de fréquence. Les tests ont démontré que le système MU-MIMO peut atteindre un débit moyen de 3,6 Gbit/s par cellule sur une bande passante de 100 MHz, soit près de 10 fois les performances obtenues avec un système de base LTE. L'essai a confirmé l'intégration optimale de ces nouvelles technologies radio, ainsi que le potentiel des technologies flexibles d'interface radio 5G. Ces tests ont également été l'occasion de procéder à une évaluation des risques techniques, qui vient étayer le travail actuel de normalisation du 3GPP.

Ondes millimétriques en 5G[modifier | modifier le code]

Le nom d'ondes millimétriques désigne toutes les composantes présentes dans le spectre de fréquence entre 30 et 300 GHz. Les ondes millimétriques font partie des ondes radio. L'utilisation d'ondes millimétriques est jusqu'à présent restreinte aux applications d'intérieur et aux faisceaux hertziens. L'une des raisons de cette restriction repose sur le fait que les ondes millimétriques subissent plus d'affaiblissement de propagation. Vu que la formule de Friis (le calcul peut être établi ici[50]) indique que les pertes de propagation en espace libre sont proportionnels à la fréquence, l'utilisation des ondes millimétriques à l'extérieur pose un défi important. Le terme millimétrique met en relief l'aspect longueur d'onde.

Spectre électromagnétique et bandes de fréquences associées.

Importance dans le cadre de la cinquième génération[modifier | modifier le code]

  1. Larges bandes possibles en hautes fréquences : ce point est important dans le cadre de la 5G, vu la croissance de la demande en hauts débits. L’ultra wideband, une technique appliquée dans certaines communications sans fil, permet des taux de transfert de données élevés[réf. souhaitée] tels que demandés par la 5G.
  2. Spectre électromagnétique disponible. Vu l'épuisement des ressources spectrales, les bandes de fréquences allouées sont le sujet de débats importants. La question se pose également pour la 5G où les bandes utilisées ne sont pas encore définies ; les bandes millimétriques peuvent être considérées comme une solution possible.
  3. Cette technologie peut être utilisée pour une transmission de données avec un débit élevé en utilisant une modulation de faible ordre, ce qui permet de mapper moins de bits / symboles. Les schémas de modulation à faible ordre consomment moins de puissance, réduisent la complexité et économisent les coûts associés. Ces avantages sont vitaux dans le cadre de la 5G[réf. souhaitée].

Domaines d'application[modifier | modifier le code]

L'utilisation de cette bande a été proposée pour de nombreuses applications, y compris le transfert de données à haute vitesse, l'imagerie radar, le contrôle de sécurité, l'identification de substances ainsi que beaucoup d'autres.

Full-duplex[modifier | modifier le code]

Le mode full-duplex a fait l'objet de tests lors de la première phase des essais 5G. D'après les premiers tests, ce mode permet la transmission et la réception simultanées des données au niveau de la station de base, avec trois niveaux de technologie en cascade, à savoir l'annulation analogique passive, l'annulation analogique active et l'annulation numérique. Les tests ont prouvé que le Full-Duplex permet d'optimiser l'annulation des auto-interférences de plus de 113 dB en situation réelle, ce qui assure une augmentation de 90 % du débit du système par rapport aux modes half-duplex traditionnellement utilisés.

Tableau récapitulatif des techniques 5G[modifier | modifier le code]

Les futures générations de réseaux mobile 5G[réf. nécessaire]
Génération Acronyme Description Version des normes 3GPP[51][source insuffisante],[52][source insuffisante] Intitulé Débit indicatif (download) en bit/s

(théorique/pratique/usuel)

5G IMT-2020 / LTE - B Génération de téléphonie mobile 5G pas encore normalisées Long Term Evolution Advanced (LTE - B) 20 Gbit/s[53][source insuffisante] à l'arrêt / - / -

Recherche, tendances et prospective[modifier | modifier le code]

Tous les grands opérateurs du secteur des télécommunications s'intéressent au sujet ainsi que de grandes institutions et de nombreux États : par exemple l'Union européenne a financé ou cofinancé de grands programmes comme 5G now, IJoin, Tropic et METIS (Mobile and wireless communications Enablers for the Twenty-twenty Information Society).

De grandes entreprises et des réseaux de chercheurs essayent d'imaginer et préfigurer une « 5G verte »[54],[55]. Il s'agit du respect de l'écologie : parvenir à une moindre empreinte carbone et préserver des ressources naturelles souvent peu renouvelables. Jusqu'ici les progrès techniques ont toujours été compensés ou dépassés par l'« Effet rebond » qui induit l'augmentation des usages et des usagers, et par l'obsolescence programmée de certains dispositifs.

En , le suédois Ericsson a fait la démonstration d'une pré-version de la technologie 5G. L'entreprise de télécommunication avait alors atteint un débit de 5 Gbit/s[56],[57].

En , le Laboratoire d'électronique et de technologie de l'information lance le projet de démonstrateur de technologie 5G, à l'occasion des Jeux olympiques d'hiver de 2018 devant se dérouler à Pyeongchang en Corée du Sud. En collaborant avec des entreprises comme Thales Alenia Space ou Telespazio, le laboratoire compte s’appuyer sur les technologies d'onde radioélectrique de la bande de fréquence 28 GHz qui existent déjà dans le domaine spatial pour arriver à ses fins[58].

En , Saint-Marin signe un protocole d'accord avec Telecom Italia pour le déploiement expérimental de la 5G sur son territoire, ce qui fera d'elle la première nation à mener des tests poussés à grande échelle de cette technique[59].

Financements[modifier | modifier le code]

En , la Commission européenne annonce 50 millions d'euros de subventions pour des projets liés à la 5G[60]. La Commission supervise et cofinance le consortium Metis (partenariat public-privé[61] contractuel de recherche « cPPP »), et a annoncé (en ) ne pas vouloir prendre de retard sur la 5G ; il sera doté d'un budget de 700 millions d'euros pour la période 2014-2020[62].

En , la compagnie chinoise Huawei annonce avoir investi dans ces techniques dès 2009 et réussi à faire le premier test mondial d'un réseau cellulaire. L'entreprise investira 600 millions de dollars dans la recherche et développement de la 5G et prévoit à l'horizon 2018 que les utilisateurs auront accès à l'Internet mobile avec un débit de 1 Gbit/s avec la 4.5G et jusqu'à 50 Gbit/s avec la 5G, comme annoncé lors des Mobile World Congress de 2011 et 2012[63]. Dans ce cadre, Huawei a mis en place un centre en mathématiques et algorithmiques de 100 personnes à Paris autour de la 5G et l'intelligence artificielle pour les réseaux, dirigé par le professeur Mérouane Debbah[64],[65],[66]. Les investissements nationaux devraient dans le domaine atteindre 2,8 trillions de yuan (soit $411 milliards de dollars US) entre 2020 et 2030, dans ce qui est déjà le plus important réseau mobile au monde[6].

Début 2014, la Corée du Sud a annoncé investir 1,1 milliard d'euros pour la mise en place de la 5G en 2020[67],[68],[69]

En août 2018, Samsung investit dans des technologies d'avenir. Le conglomérat annonce le 8 août qu'il va injecter 19 milliards de dollars dans des programmes liés à l'intelligence artificielle et la 5G.

Controverses sur les dangers potentiels de la 5G[modifier | modifier le code]

Le professeur Marie-Claire Cammaerts de l'Université de Bruxelles et le professeur André Vander Vorst de l’Université de Louvain-la-Neuve s'inquiètent du déploiement de beaucoup plus d’antennes qui provoquerait une exposition accrue aux champs électromagnétiques[70]. Le Centre de Recherche International contre le Cancer (CIRC) qui fait partie de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a classifié les radiofréquences de 30KHz – 300 GHz en «Peuvent-être Carcinogènes pour l'Homme» Groupe 2B… Les préconisations de l'EUROPAEM-EMF 2016 précisent que «les preuves s'accumulent qui montrent que l'exposition permanente à certains champs électromagnétiques est un facteur de risque pour des affections telles que le cancer, la maladie d'Alzheimer, l’infertilité humaine[71]

En Suisse, alors que Swisscom a lancé en avril 2019, le premier réseau 5G de Suisse, le canton du Jura décide de geler l'installation d’antennes pour cette nouvelle technologie, comme ceux de Vaud et Genève, optant pour le principe de précaution[72].

En Belgique un groupe de médecins et de personnels de santé lancent l'appel Hippocrates Electrosmog Appeal Belgium demandant aux "mandataires publics fédéraux, régionaux et locaux" de prendre les mesures pour faire, notamment, "des études d’impact sanitaire avant de déployer de nouvelles technologies de la télécommunication sans fil, en ce compris la 5G"[73].

Un Appel international demandant l'arrêt du déploiement de la 5G sur Terre et dans l'espace, récapitulant tous les points incriminés, a été adressé à " l'Organisation des Nations Unies, à l'OMS, à l'Union européenne, au Conseil de l'Europe et aux gouvernements de tous les pays", et [74]assorti d'une pétition. Un appel très contesté par de nombreux spécialistes [réf. nécessaire]qui dénoncent les sources utilisées. Selon eux, celles-ci seraient très orientés et excluraient volontairement les informations allant contre les éventuels dangers de la 5G.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Gupta P ()[Quoi ?], Evolvement of mobile generations : 1G To 5G[PDF], International Journal For Technological Research In Engineering vol. 1, no 3, ISSN:(Online):2347-4718.
  2. Rapport de prospective Technologies clés 2020[PDF], publié en .
  3. Le Monde (2014) La 5G devrait vous faire rêver daté du .
  4. « Alcatel et le Coréen KT partenaires dans la 5G mobile », sur lesechos.fr, (consulté le 21 mai 2015).
  5. a et b (en) Corinne Reichert, « 5G standards approved as tech industry signals accelerated deployment », sur ZDNet,
  6. a b et c (en) « China Poised to Lead the World in 5G », sur sdxcentral.com
  7. a b et c (en) « Huawei and NTT DoCoMo trial 5G tech », sur ZDNet,
  8. Technologies 5G : l’ARCEP autorise Orange à mener une première expérimentation en France arcep.fr, le .
  9. ZDnet (2016) Rennes va tester la 5G daté du .
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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