Élections législatives galloises de 2016

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Élections législatives galloises de 2016
60 sièges de l'Assemblée nationale
Type d’élection Élections d'organe législatif dévolu
Participation
45,3 %  +3,1
Travailliste – Carwyn Jones
Voix 319 196
31,5 %
 −5,4
Sièges obtenus 29  −1
Plaid Cymru – Leanne Wood
Voix 211 548
20,8 %
 +2,9
Sièges obtenus 12  +1
Conservateur – Andrew Davies
Voix 190 846
18,8 %
 −3,7
Sièges obtenus 11  −3
UKIP – Nathan Gill
Voix 132 138
13 %
 +8,4
Sièges obtenus 7  +7
Libéraux-démocrates – Kirsty Williams
Voix 65 504
6,5 %
 −1,5
Sièges obtenus 1  −4
Carte
Assemblée nationale
Premier ministre
Sortant Élu
Carwyn Jones
Travailliste
Carwyn Jones
Travailliste
2016.wales

Les élections législatives galloises de 2016 (en anglais : National Assembly for Wales election, 2016 et en gallois : Etholiad Cynulliad Cenedlaethol Cymru, 2016) ont lieu le afin d'élire les 60 membres de la 5e législature de l'Assemblée nationale du pays de Galles.

Le Parti travailliste remporte 29 sièges, soit un de moins qu'en 2011. Le Plaid Cymru est arrivé second en devançant les conservateurs, et les libéraux-démocrates. Pour la première fois, le parti UKIP fait son entrée à l'Assemblée nationale avec 7 sièges.

Les élections de 2016 sont les troisièmes depuis que l'Assemblée nationale dispose du droit d'adopter des lois et les premières depuis l'adoption du Wales Act de 2011. Elles ont lieu le même jour que les élections législatives en Écosse et en Irlande du Nord et que les élections locales.

Contexte[modifier | modifier le code]

Dévolution[modifier | modifier le code]

L'Assemblée nationale a été créé en 1999 comme organe dévolu du pays de Galles, nation du Royaume-Uni.

Ses pouvoirs ont été progressivement étendus depuis : alors que jusqu'en 2006, elle ne dispose que d'un pouvoir réglementaire, elle peut depuis adopter des « mesures » (puis des lois à partir de 2011) à valeur législative dans certains domaines de compétences tels que l'agriculture, le patrimoine et la culture, le système de santé, l'éducation, le gouvernement local, les transports, etc.

L'adoption du Wales Act en 2014 a encore accru les pouvoirs de l'Assemblée nationale, qui peut désormais lever certains impôts.

Contexte politique[modifier | modifier le code]

Le pays de Galles est considéré comme un bastion du Parti travailliste et, depuis la dévolution en 1999, le chef du gouvernement gallois a toujours été issu de ce parti. De 2000 à 2007, les travaillistes ont formé une coalition avec les Libéraux-démocrates et, de 2007 à 2011 avec le Plaid Cymru. Ils gouvernent depuis seuls dans un gouvernement minoritaire.

Le principal parti d'opposition avant les élections est le Parti conservateur. Le Plaid Cymru est un parti nationaliste de gauche mais ce courant est nettement moins influent au pays de Galles que son pendant écossais. Les Libéraux-démocrates sont principalement présents dans les régions rurales du centre et de l'ouest du pays de Galles.

Avant le scrutin, les sondages prédisent que le parti europhobe de droite UKIP pourrait faire son entrée pour la première fois à l'Assemblée nationale[1].

Mode de scrutin[modifier | modifier le code]

L'Assemblée nationale est élue selon un système mixte. Chaque électeur dispose de deux voix : la première voix sert à élire un membre de l'Assemblée au scrutin uninominal majoritaire à un tour dans une circonscription, la seconde voix est pour une liste dans le cadre d'une région. Le nombre de sièges pour chaque parti est attribué à la proportionnelle en prenant en compte les sièges déjà attribués dans les circonscriptions.

Depuis le Wales Act de 2014, les membres de l'Assemblée nationale ne peuvent plus cumuler leur siège avec celui de député.

Les citoyens du Royaume-Uni, de la République d'Irlande, du Commonwealth et de l'Union européenne âgés de 18 ans et plus disposent du droit de vote.

Résultats[modifier | modifier le code]

Le Parti travailliste obtient un meilleur résultat que ne le prévoyaient les sondages, ne perdant qu'un siège et conservant sa majorité relative à l'Assemblée nationale. Le Plaid Cymru dépasse les conservateurs pour redevenir le deuxième parti du pays. Les Libéraux-démocrates ne conservent qu'un de leurs sièges, tandis que le UKIP fait son entrée à l'Assemblée nationale avec sept sièges.

Carwyn Jones entreprend des discussions avec le Plaid Cymru et les Libéraux-démocrates en vue d'une éventuelle coalition[2].

Résultats des élections législatives galloises de 2016[3]
Partis Circonscriptions
(Scrutin majoritaire)
Régional
(Scrutin proportionnel)
Total des sièges
Votes % +/− Sièges +/− Votes % +/− Sièges +/− Total +/−
Travailliste 353 866 34,7 en diminution 7,6 27 en diminution 1 319 196 31,5 en diminution 5,4 2 en stagnation
29 / 60
en diminution 1
Plaid Cymru 209 376 20,5 en augmentation 1,3 6 en augmentation 1 211 548 20,8 en augmentation 3,0 6 en stagnation
12 / 60
en augmentation 1
Conservateur 215 597 21,1 en diminution 3,9 6 en stagnation 190 846 18,8 en diminution 3,7 5 en diminution 3
11 / 60
en diminution 3
UKIP 127 038 12,5 en augmentation 12,5 0 en stagnation 132 138 13,0 en augmentation 8,5 7 en augmentation 7
7 / 60
en augmentation 7
Libéraux-démocrates 78 165 7,7 en diminution 2,9 1 en stagnation 65 504 6,5 en diminution 1,6 0 en diminution 4
1 / 60
en diminution 4
Autres 10 139 1,0 en stagnation 95 511 9,5 en stagnation
0 / 60
en stagnation

Formation du gouvernement[modifier | modifier le code]

À l'issue du scrutin, il semble que le Parti travailliste, largement en tête avec 29 sièges, soit capable de former un gouvernement minoritaire avec Carwyn Jones à sa tête[4].

Toutefois, le , lors de l'élection du Premier ministre par la nouvelle Assemblée nationale, la chef du Plaid Cymru Leanne Wood présente également sa candidature et recueille les voix des conservateurs et du UKIP, la plaçant à égalité avec les 29 voix pour Carwyn Jones, bien que le Plaid Cymru annonce ne pas avoir conclu d'accord avec les partis de droite[5] et alors que l'unique membre de l'Assemblée libérale-démocrate, Kirsty Williams, vote pour Carwyn Jones lui permettant de se maintenir à égalité avec sa concurrente[6]. Il n'y a que 58 voix exprimées Elin Jones (Plaid Cymru) et Ann Jones (travailliste), nouvellement élues présidente et vice-présidente de l'Assemblée, ne pouvant pas voter[7].

Finalement, le , à la suite d'un accord entre le Parti travailliste et le Plaid Cymru, Carwyn Jones est réélu Premier ministre avec le soutien du Plaid Cymru. Ce dernier reste toutefois dans l'opposition[8] alors que les travaillistes forment un gouvernement de coalition en intégrant la libérale-démocrate Kirsty Williams comme secrétaire à l'Éducation[9].

Références[modifier | modifier le code]

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