Construire sa maison/finitions et aménagements extérieurs

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Construire sa maison
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Les finitions intérieures | Sommaire général


Dés l'avant-projet, l'implantation de la construction va déterminer en grande partie ce que seront les aménagements extérieurs. Les grands volumes seront fixés, la position des chemins et allées sera définies et les plantations, arbres et massifs, auront été envisagés. Mais il restera encore beaucoup à faire quand la maison sera devenue habitable et il faudra beaucoup de temps encore à la nature pour que soit stabilisée l'apparence de la maison et de son environnement. Mais en attendant on peut procéder à l'exécution des enduits et peintures et à l'aménagement des allées ou à l'installation de l'éclairage extérieur.

Sections

Enduits et crépis

L’enduit est une mince couche de mortier qui assure plusieurs fonctions :

Traditionnellement on réalise l’enduit en projetant sur le mur un mélange de sable fin (0-3mm), de chaux et de ciment. La chaux rend le mortier plus pâteux, ce qui facilite son accrochage.

La méthode est simple, sa mise en œuvre réclame un « coup de patte » qui s’acquiert au bout de quelques dizaines de mètres-carré :

Peinture

La peinture des façades ne pose guère de difficultés si l’on dispose du matériel d’échafaudage adéquat. Peindre à partir d’une échelle est possible mais pour le moins malaisé au dessus de 5 mètres. A partir du sol, un adulte de taille ordinaire peut atteindre deux mètres de hauteur. Un simple escabeau suffit pour une hauteur d’étage, un petit échafaudage mobile permet de peindre jusqu’à pratiquement 4 mètres.

Matériel de peinture

Le produit

Le choix de la teinte doit être fait en fonction des règles locales ou traditionnelles et de l’environnement :

Si la façade comporte des éléments en saillie ou en creux, ceux-ci devraient être peints avec des teintes différentes pour les faire ressortir ou pour les rendre plus discrets selon le cas. En cas de difficulté pour le choix des couleurs on aura intérêt à consulter un spécialiste (architecte, coloriste, urbaniste...) ; les services de la DDE ou de la ville de résidence pourront être utiles pour cela.

La nature et la qualité de la peinture dépendent à la fois du support (enduit, peinture existante, pierre, béton...) et de l’exposition. Il est préférable de s’approvisionner chez un professionnel réputé que dans une grande surface. Même si le prix semble élevé, il sera encore plus élevé si on est obligé de recommencer le travail au bout de quelques années parce que la peinture en promo se décolle, cloque, farine, se délave, se décolore, moisit, ramasse la poussière... On peut toujours négocier une remise chez le revendeur avec l’aide d’un artisan.

Le produit de base est blanc et sera teinté à la machine. Noter la marque et référence de la teinte et la conserver en un lieu sûr pour en commander à nouveau si nécessaire. Une bonne peinture couvre environ 10 m²/litre. Si le support est particulièrement absorbant ou rugueux, on passera d’abord une sous-couche en majorant la quantité estimée de 5 à 10 %. Le surplus de peinture devra être conservé dans un pot plein et hermétiquement fermé. Tous les ans, il est indispensable de mélanger la peinture pour éviter la décantation. Si une peau s’est formée en surface ou une couche dense non miscible s’est déposée au fond du pot, la peinture est inutilisable (ne pas rejeter directement à l’égout ni mettre à la poubelle car les peintures sont des toxiques traités séparément).

Préparation du support

Dans le cas de la rénovation, il faut d’abord enlever toutes les saletés, écailles de peinture, mousses, lichens, poussières... à la brosse ou au nettoyeur à haute pression. Reboucher ensuite les trous et fissures, réparer les éclats, faire tomber les morceaux d’enduits sonnant le creux et refaire l’enduit. Si des morceaux de fer (têtes de clous, armature du béton…) sont apparents, il vaut mieux les traiter sommairement avec une peinture mate antirouille.

Préparation du chantier

Méthode de travail

S’il reste des points du support non recouverts, ajouter un peu de peinture et rouler de nouveau dans les deux sens pour répartir un film uniforme. Il ne doit pas y avoir de manques ni de surépaisseur. Bien que ce ne soit pas obligatoire avec une bonne peinture, il vaut mieux terminer en roulant verticalement, vers le bas. On évite ainsi de voir les coups de pinceau apparaître quelques années plus tard.

Les peintures à l’eau sont hors poussière très rapidement, surtout par temps sec mais il faut prévoir au moins douze heures entre chaque couches. Les outils se nettoient à l’eau, par trempage ou au moyen d’un tuyau d’arrosage. On peut ensuite les conserver quelques jours dans l’eau claire mais il vaut mieux en changer pour un nouveau chantier important.

La durée de vie d’une bonne peinture est de l’ordre de 10 ans au minimum, beaucoup plus pour les murs abrités du soleil et des intempéries.

Bardage

Un bardage est un revêtement de mur extérieur jouant les mêmes rôles que l’enduit :

Autrefois uniquement en bois (tavaillon ou planches), le bardage est réalisé maintenant à l’aide de nombreux matériaux comme par exemple :

Dans le cas de l'isolation des murs par l'extérieur, le bardage est fixé sur la structure qui supporte le matériau isolant. Il doit être ajusté de façon à interdire l'introduction des animaux (souris, loirs, fouine...) et insectes (abeilles sauvages, guêpes...). On aura intérêt à choisir un bardage qui puisse se réparer facilement en cas d'accident (fréquents en bas des murs : prévoir quelques plaques de rechange) et qui vieillisse bien. Le PVC teinté a souvent tendance à se décolorer (cela dépend de la nature des pigments, de l'exposition aux rayons ultra-violets...) et la tôle peinte à perdre son brillant. Le shingle résiste bien. Le bois nécessite un entretien régulier qui va de cinq ans (façades exposées à la pluie) à dix ans.

Volets

L'usage des volets n'est pas universel, ils sont complètement absents dans certains pays. Pourtant ils sont utiles à plusieurs titres :

On rencontre plusieurs types de volets :

La pose des volets ne présente pas de difficultés particulières. On peut envisager d'acheter les matériaux et de les assembler soi-même. Le point délicat est la prise de cotes en s'assurant que les diagonales de l'ouverture sont identiques. Prévoir les jeux nécessaire au fonctionnement.

Le caisson des volets roulants ne doit pas être une source d'entrée d'air froid. Le plus simple est de l'incorporer dans l'épaisseur du mur extérieur et de dérouler le tablier au nu de la façade. la protection contre le vent est alors maximum. A ce propos il est judicieux de choisir des glissières anti-vent qui amortissent les mouvements des lames du volet et diminuent le bruit lors des tempêtes. Il existe des tambours de volets roulants avec moteur électrique incorporé ; ce système permet une commande d'ouverture-fermeture à l'aide d'un simple interrupteur. On trouve des lames de volets roulants très minces qui autorisent la réalisation de caissons aux dimensions réduites, en particulier pour la rénovation. Pour le PVC, préférer les couleurs "naturelles" du PVC qui n'ont pas tendance à se décolorer.

La réalisation de volets battants ne pose pas de problèmes particuliers pour l'autoconstructeur averti. Choisir des lames de bois de premier choix bien droites. Attention à la position des écharpes et des barres dont le but est d'éviter la déformation des volets en place. Comme le bardage en bois, les volets doivent être régulièrement entretenus, surtout s'ils sont orientés à l'ouest.

Stores

Stores à banne, stores pare-soleil.

Accès et allées

Les éléments de fermetures extérieures comme les clôtures et portails sont d'une importance non négligeable car ils permettent de sécuriser et d'embellir votre maison.

Éclairage

L’éclairage extérieur présente plusieurs utilités :

On aura intérêt à prévoir dés le début de la construction les canalisations et points de fixation des luminaires, des détecteurs d’approche et des interrupteurs.

Exemples de zones à éclairer :

Plusieurs types de luminaires peuvent être utilisés :

Un projecteur puissant, même placé très haut, est généralement éblouissant, ce qui peut être un avantage quand il permet aux habitants de surveiller les approches de leur habitation. Dans les autres cas il faut s’arranger pour que l’intensité de la source lumineuse soit faible ou que la lumière soit indirecte. L’appareillage doit être choisi de bonne qualité, étanche et résistant aux chocs, capable de supporter largement la puissance de l’ampoule qu’il abrite. Il doit être fixé solidement sans risquer de se détacher par grand vent ou de se dérégler.

La commande de l’éclairage peut être :

Il est souhaitable d’installer un voyant à l’intérieur de l’habitation pour signaler le fonctionnement de l’éclairage extérieur.

Les détecteurs d’approche à infrarouges sont sensibles aux variations rapides de température dans la zone qu’ils surveillent, généralement sur deux secteurs assez larges (120°), l’un proche et l’autre un peu plus éloigné. La distance maximum de détection d’un être humain est de l’ordre de 10 mètres. Deux boutons ou vis de réglages permettent de choisir le niveau d’obscurité à partir duquel le détecteur fonctionne et la durée de fonctionnement après détection d’un mouvement (entre quelques secondes et quelques minutes). Il est préférable de choisir du matériel de bonne qualité, plus fiable, plus résistant et plus sensible.

Plantations

Il n'est pas nécessaire de posséder un grand terrain pour donner une impression d’espace autour de l’habitation, un bon agencement des volumes construits et des végétaux tenant compte des points de vues, de l’environnement et de l’évolution dans le temps des plantations peut permettre d’obtenir un résultat satisfaisant avec des moyens réduits. L’observation des jardins publics (en particulier d’inspiration orientale) et des propriétés voisines peut être une bonne source d’inspiration.

Le choix des arbres et arbustes se fera en tenant compte de leur vitesse de croissance et de leur aspect à l’âge adulte, de la nature du sol, de l’ensoleillement, de la vue souhaitée, du travail de taille et d’entretien, de la chute des feuilles à l’automne (gouttière), de la couleur du feuillage à différentes saisons, des accès nécessaires (camion de vidange ou de livraison)... La plantation d’un verger nécessite un grand terrain mais, à défaut, il possible de se contenter d’arbres taillées en espaliers.

Le gazon réclame une préparation soigneuse du terrain :

Choisir un mélange adapté à l’usage souhaité, à la nature du sol, à l’éclairage... Penser à la proximité des arbres qui, par leur ombre ou leurs racines, perturberont la pousse de l’herbe. À moins d’avoir une surface engazonnée d’une superficie supérieure à un ou deux ares, on évitera de placer au centre de la pelouse un massif de fleurs ou un arbuste. Les talus sont difficiles à tondre mais se prêtent généralement bien aux plantations de fleurs et de petits arbustes.

La culture d’un petit jardin potager est une source de grandes satisfactions. Le choix de l’emplacement doit tenir compte de l’ensoleillement, du vent, de la nature de la terre (en modifier la composition si nécessaire). Prévoir un emplacement pour le rangement des outils et pour le composteur de déchets ainsi qu’un robinet d’arrosage. Si le terrain est très humide on pourra ceinturer le potager d’un système de drainage ou le surélever d’une vingtaine de centimètres.


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